Voyez-vous cela, enlever la croix du Mont-Royal. Au nom de quel raisonnement tordu? La religion de la laïcité est en train de nous faire vivre tout un chemin de croix. Ceux qui pensent tout savoir sur le Québec, devraient replonger dans leur histoire. Il faut dire que l’on a pas mal négligé l’enseignement de l’histoire dans la belle province, suite aux multiples réformes dans notre système scolaire; nous avons formé, sans nous en rendre compte, plusieurs ignares de l’histoire du Québec. Nos racines et nos origines devraient nourrir la fierté de notre peuple, susciter l’admiration et le respect de nos devanciers, stimuler enfin notre devenir collectif! Revenons à notre majestueuse croix. Érigée en 1924, cette croix commémore le geste de Paul Chomedey, sieur de Maisonneuve qui a planté une croix en bois à cet endroit en 1643 afin de remercier Dieu d’avoir épargné Ville-Marie des inondations.
Ce n’est pas l’Église qui a installé cette croix, c’est
Oui, je disais que j’ai découvert un jardin magnifique sur cette montagne. Émergeant de l’archipel de Montréal, ce petit sommet de
Depuis une décennie, la marche a pris du galon au Québec; elle a presque volé le pas au jogging. Un peu partout l’on a vu naître des clubs de randonnées pédestres de toutes sortes: randonnée sur mesure, randonnée nordique, randonnée d’observation d’oiseaux, etc. Le pèlerinage aussi est bien en vogue; nous n’avons qu’à penser au célèbre parcours de St-Jacques de Compostelle. La marche permet sans doute de prendre de l’exercice, de découvrir l’environnement qui nous entoure, mais aussi notre environnement intérieur. Dans l’immensité de la nature du Mont-Royal, le marcheur est invité, comme par osmose, à rentrer en lui, à faire le point, à redécouvrir sa place dans l’univers. Qui suis-je au milieu de cette création unique? La majestueuse croix, qui fait les manchettes par les temps qui courent, continuera-t-elle d’éclairer nos humbles pas vers d’autres rivages, ceux de l’avenir, ceux de notre devenir collectif? Dans la tourmente des accommodements raisonnables, il ne faudrait pas toutefois confondre rivages et mirages.
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