(158) Trois mois de plus!

3 février 2009 - Adieu cher mois de janvier! Tu fus assez hivernal merci! Tu nous auras apporté encore des chutes de neige fort abondantes et évidemment ta petite vague de froid légendaire. Janvier n’aura pas trahi sa réputation en gardant sa rigueur et ses soubresauts climatiques, de quoi faire rager nos super spécialistes du déneigement toujours débordés et empêtrés à souhait dans les recoins de nos grandes villes. Et que dire de la population prise en otage dans cette masse de glace et de neige? Pourtant, tous les météorologues et les environnementalistes nous affirment à coup de statistiques catastrophiques que le réchauffement climatique fait son œuvre et que les banquises du Grand Nord fondent à vue d’œil. «Un peu sceptique mon cher Watson?» dirait l’excentrique détective Sherlock Holmes.

Entre vous et moi, j’ai l’impression que nous aurons encore besoin de nos bonnes vieilles chaussettes de laine pour un petit bout temps. Pendant que j’écris ces mots, il me revient à la mémoire ces quelques paroles de la chanson à répondre «Si tu vas au ciel»: «On dit que l’hiver (bis) C’est bien plus chaud (bis) En bas de laine (bis) Qu’en bas d’zéro!(bis) Aiao, aiao...» Dire que dans trois mois à peine, le printemps se pointera le bout du nez avec son soleil plus ardent et son désir irrésistible de prendre vie. Patience car trois mois, ce n’est pas si long! Toutefois, en trois mois, il peut s’en passer des choses dans cet immense pays aux allures d’un continent à la recherche incessante d’un fil conducteur et unificateur. Mon pays, c’est plus que l’hiver!

Tout bouge autour de nous et en cette période de l’incontournable récession, chose certaine, ça dégringole vers le bas. Dans cette économie en chute libre, rien de bon pour remonter le moral des troupes! À force de nous rebattre les oreilles dans les infos que ça va de mal en pis, on va finir par se faire mal pour de vrai. «Il ne faudrait surtout pas qu’une élection fédérale nous tombe dessus.» me disait un collègue plutôt de tempérament taciturne. C’est vrai que ce n’est pas rose par les temps qui courent, mais tant que le climat de confiance n’aura pas repris son droit de cité, la ferveur populaire des consommateurs quoi, on restera coller au fond du baril! On verra sans doute plus clair dans les trois prochains mois et on pourra juger de quel bois il se chauffe ce jeune président Obama, déjà parvenu au rang de super star! Faites un tour sur le Web et sur You Tube, vous en aurez plein la vue!

Trois mois de plus, cela peut changer la donne, voire chambouler une vie! Le journal La Presse vient de publier un excellent dossier intitulé «Vieillir cool» En cette période d’incertitude serait-ce le temps de prendre ça cool? Il paraît que les baby-boomers, la génération qui affirme trop souvent avoir tout inventer et malheureusement pas mal tout garder pour elle, ont décidé de repousser pour de vrai les limites de la vieillesse. Il y a une certaine jeunesse viscérale dans ces fils et filles de la Révolution tranquille. Ils ont du tonus ces réputés experts de l’hédonisme! En fait, ils ont déjà tout expérimenter ou presque. Voilà qu’un autre grand chantier s’ouvre à ces bâtisseurs du Québec moderne, récession ou pas : briser les tabous qui collent à la peau des «p’tits vieux»!

C’est vrai, tout le monde veut rester jeune, alerte, cool quoi! Nos baby-boomers qui arrivent massivement à l’âge de la retraire sont prêts à envahir les pistes de ski et de danse, à s’élancer à la découverte de contrées inconnues et familières, à garder une petite occupation tout en s’engageant au mieux-être de leur propre vie. En fait, de jeunes retraités débarqueront massivement du marché du travail pour vivre intensément de nouvelles conditions de vie et de nouveaux défis.

Les statistiques le démontrent sans équivoque, on vieillit plus longtemps non seulement dans les pays occidentaux, mais partout sur la planète. En ce début février 2009, la planète compte près de 6,8 milliards d’habitants et l’on envisage, selon les chiffres avancés par l’ONU que la population continuera de croître jusqu’en 2075 pour atteindre un maximum historique de 9,2 milliards d’habitants, avant de se stabiliser, ou bien d’exploser ou d’imposer, selon l’indice de fécondité. Depuis plus d’un siècle et demi, l’espérance de vie dans les pays occidentaux augmente semble-t-il de trois mois chaque année. Faites le calcul, cela vaut le coup; dans quatre ans, vous aurez gagné un an de plus; dans douze, vous voilà avec quatre de plus et ainsi de suite. En fait, c’est simple, plus tu vieillis, plus tu deviens vieux!

Avec trois mois de plus par année, quatre-vingt-dix jours en boni, qu’est-ce que je vais bien faire de tout ce temps? Comme des milliers de baby-boomers, à la veille de plonger dans la grande liberté de leur retraite, prendre ça cool! Entre vous et moi, avec un peu d’argent, cela ira sans doute un peu mieux! J’ose espérer que la récession économique prendra ça cool aussi! Benjamin Franklin disait: «L’oisiveté est comme la rouille; elle use plus que le travail.» Un peu d’antirouille avec ça?


Commentez cet article :
LeblogueduDG@gmail.com






4 commentaires:

Auditeur RVM a dit...

(Marcel Letarte) Impressionnant! Je suis toujours étonné de vos trouvailles. Merci de cette belle réflexion. 3-02-09

Auditeur RVM a dit...

(Louise Simard) Je lis de temps en temps vos textes inspirés et inspirants. Je trouve cela un peu long sur Internet. Les lettres sont petites. Il faudrait grossier les textes. J’aime bien vos réflexions et je me suis procurée votre livre. Bravo! 4-02-09

Auditeur RVM a dit...

(Luc Tremblay) Le Québec devient gris. Nous avons fait le choix de ne plus avoir d’enfants. Je trouve cela triste. C’est que nous les vieux, on se pense jeune mais on sera toujours des vieux dans le fond. Dans la vie, il faut être vrai et se prendre pour ce que l’on est. 4-02-09

Auditeur RVM a dit...

(Maryse Petitclerc) Beau texte! Merci pour cette belle réflexion sur la vie qui prend de l’âge. 4-02-09