(157) Chaussure à son pied!

30 janvier 2009 - Le voilà enfin le fameux budget fédéral en situation de crise! Au fil des jours qui ont précédé sa présentation, de nombreuses fuites, volontaires et stratégiques, du gouvernement Harper, ont permis aux Canadiens de connaître avant son dépôt les grandes orientations de ce budget tant attendu. La livraison même de cet énoncé économique détonne par rapport à celle du dernier budget de ce gouvernement minoritaire, toujours en sursis. Il étonne d’abord par l’attitude même du parti au pouvoir et aussi par les mesures costaudes mises en place pour protéger, voire sauver l’économie canadienne de l’effondrement. Tout un pari en ce temps de morosité économique et de tensions politiques!

Jusqu’à la crise parlementaire qui a secoué le pays pendant deux semaines en décembre 2008, le gouvernement Harper avait fanfaronné en majoritaire à la Chambre des communes et cela avec une certaine intransigeance souvent mal habile, voire provocatrice. Il y a encore de la philosophie réformiste qui suinte chez ce Calgarien d’adoption de 49 ans devenu le 39e Premier Ministre du Canada pour la première fois le 23 janvier 2006. Les rebondissements de la coalition des partis d’opposition, en vue de chasser les conservateurs de Stephen Harper du pouvoir il y a peine quelques semaines, ont ébranlé l’assurance même du gouvernement en place et fragilisé le climat de confiance de ce parlement. La politique canadienne ne finit plus de nous surprendre par ses suspens ininterrompus.

Stephen Harper a changé, du moins apparemment. Nous sommes peu habitués à cette attitude et à cette image conciliantes des derniers jours chez cet homme de l’Ouest. Démocratie et crise économique obligent; le gouvernement en place ne peut plus jouer à l’autruche et dire que la récession ne nous affectera pas tellement. Elle a pourtant commencé à miner durement plusieurs régions du pays par des mises à pieds massives et des fermetures d’usines. Le Canada est en récession et le gouvernement se devait aussi, à l’instar des autres pays développés de la planète, d’annoncer des mesures salvatrices en faveur de l’économie canadienne. Pour l’annonce de son budget, le ministre Jim Flaherty a troqué ses souliers de salon contre une paire de chaussures de travailleur solidement attachée. Le symbole était frappant!

Le Canada marchera au cours de 2009 sur un terrain accidenté, miné par cette crise économique, qui bouleversera sérieusement la vie quotidienne de la population et des entreprises canadiennes. Jim Flaherty le savait bien et il devait gagner son pari en faisant une plus grande place aux investissements dans des mesures sociales et dans la réduction des impôts des contribuables. Le gouvernement Harper n’avait pas le choix d’écouter les partis de l’opposition et de s’arrimer aux plans de relance de ses homologues du G7. Il faudra être bien chaussé pour entreprendre cette marche ardue qui plongera à nouveau le pays dans un déficit récurrent. On parle ici de milliards, de milliards et de milliards. C’est gros un milliard! Il faut dire que nos voisins du Sud nous ont pas mal habitués depuis des mois à ce mot «milliard» devenu monnaie courante dans notre langage journalier et notre imaginaire collectif. Rien de réjouissant à l’horizon pour Stephen Harper, le conservateur, qui tôt ou tard en 2009 se retrouvera pour une troisième fois devant l’électorat. Gagner du temps, voilà son pari!

Ce budget de relance économique prévoit quarante milliards d’investissements, réparti sur deux ans. Cela aura pour effet, malheureusement, de nous plonger pendant au mois cinq ans dans un déficit difficile à chiffrer. Selon le ministre des finances, nouvellement chaussé pour l’occasion, le Canada demeure toutefois en meilleure posture que bien d’autres économies développées dans le monde et «ces mesures permettent de rétablir la confiance et de favoriser l’octroi de prêts. Elles inciteront les entreprises à continuer d’investir, de prendre de l’expansion et de créer des emplois». Dans le contexte actuel, aucune boule de cristal ne peut prévoir l’allure des économies canadienne et mondiale tellement tout est entremêlé. Nous avons l’impression de vivre plusieurs récessions en même temps et personne ne sait sur quelle ficelle tirer pour nous sortir de ce marasme.

Dans ce budget 2009-2010, le gouvernement Harper aura saupoudré plusieurs milliards dans les différentes sphères de la vie canadienne. Les parents pauvres demeurent sans contredit l’environnement et la culture. En cette période d’incertitude économique, ce budget tant attendu par les Canadiens ne plaira certes pas à tout le monde. Cependant, l’investissement imposant du fédéral dans l’économie canadienne aura le mérite de sécuriser les contribuables et de donner un peu de souffle à une économie qui commence à battre de l’aile.

L’équipe libérale de Michael Ignatieff a décidé d’appuyer ce budget, au grand dam des autres partis d’opposition, en exigeant toutefois des rapports périodiques sur ce plan de relance économique. Pas trop exigeant le nouveau chef libéral! Le grand gagnant de cette opération budgétaire, c’est bien Stephen Harper. Par leur appui au gouvernement conservateur, les libéraux viennent de sonner le glas à la fragile coalition signée par le trio d’opposition Stéphane Dion, Gilles Duceppe et Jack Layton. Le nouveau chef libéral déterre à nouveau la hache de guerre entre les partis de l’opposition au grand soulagement d’un Stephen Harper qui gagne ainsi du temps, respire un peu mieux et sourit déjà devant les querelles partisanes à venir de l’opposition.

Terminé les surplus! De 1998 à 2007, le Canada avait engrangé des sommes faramineuses. Il doit maintenant se frayer un chemin dans le rouge sans trop handicaper son avenir et celui des Canadiens. Somme toute, le pays s’en tire toutefois assez bien malgré les prévisions alarmistes du FMI. Comme on dit souvent: «Quand on se compare, on se console!» Sans perdre l’équilibre, notre super ministre des finances Jim Flaherty aura tout de même trouvé dans ce budget chaussure à son pied.

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( 156 ) Le vrai « Match des Étoiles »

27 janvier 2009 – Fin de semaine enivrante pour les fans de hockey! Montréal s’est transformé en un immense show enlevant pour le 57e Match des Étoiles! Comme des vedettes rock, les électrisants joueurs de la LNH ont défilé brillamment et exhibé leur savoir-faire sur l’immense scène du Centre Bell aménagé pour cet événement grandiose. Les irréductibles fans et les nombreux sympathisants de notre sport national étaient au rendez-vous et, évidemment, la fête était à son comble. Qui se serait tenu à l’écart? Il y avait de l’émotion dans l’air, l’atmosphère était à son paroxysme! Le hockey, nous avons cela dans les tripes depuis notre tendre enfance. Nous en sommes imprégnés, contaminés malgré nous, mais pas nécessairement des inconditionnels de ce sport. Après tout, ce sport a évolué au fil du temps; ce n’est plus le hockey de l’époque du «Rocket» Maurice Richard ou encore de Jean Béliveau. Autre temps, autres mœurs!

C’est vrai que tout change, ou presque, au fil du temps; la manière même de jouer du hockey s’est quelque peu transformée. En regardant au petit écran le tapis rouge se dérouler devant ces 45 vedettes et super héros de la LNH qui débarquaient sur la glace du Centre Bell, sous les applaudissements nourris de la foule, avec évidemment des millions plein les poches, je me suis dit: « Non, ce n’est plus pareil! » Que voulez-vous, je reste nostalgique d’une certaine façon de jouer ou de faire du hockey. Nous le savons trop bien, ce sport et ses protagonistes n’ont pas toujours vogué sous un ciel étoilé au cours des récentes décennies. Le Match des Étoiles 2009 s’est arrêté à Montréal en cette année où nous commémorons le centième anniversaire de l’équipe mythique des Canadiens, nos glorieux quoi!

«Glorieux à bien des égards,» me direz-vous. C’est vrai, il faut reconnaître avec justesse cette période où, avec un peu de talent et du cœur au ventre, tout était permis. Je pense qu’à travers ce siècle marqué par tant d’émotions vécues sur la glace, nous retraçons quelque peu l’histoire vivante et émouvante de ce que nous sommes comme peuple francophone en cette terre d’Amérique. En visionnant la biographie de Maurice Richard – joué assez brillamment par Roy Dupuis, en 2005 – et ses péripéties dramatiques, je revoyais le déroulement de mon enfance et celle de mes proches. J’ai eu ma première paire de patins à Noël 1959, j’avais à peine six ans et je rêvais de devenir ailier droit. Nous n’étions pas riches avec les neuf bouches à nourrir à la maison et je me suis senti privilégié à cette époque de recevoir des patins neufs. Dans ce temps-là, si nous étions parmi les plus jeunes, c’était mon cas, nous n’avions rarement des vêtements ou des objets neufs. On vivait tout naturellement le «passer au suivant». C’était comme ça, voilà tout!

Les religieux éducateurs, qui dirigeaient l’école publique que je fréquentais alors, ne ménageaient ni leur temps ni leurs efforts sur la patinoire; soutane relevée à la ceinture, ils se mêlaient à nous et on ne passait pas toute la partie sur le banc. Dans la mêlée, le froid givrant nos lèvres et nos joues d’enfant, nous avions l’impression d’être au monde, de vivre des moments inoubliables. Ces frères éducateurs, comme on les appelait, étaient un peu nos héros, nos étoiles. C’est grâce â ces hommes généreux, sans prétention, sans millions dans leurs poches, que nous avons appris à nous tenir debout sur des patins et aussi debout dans la vie.

Évidemment, pour nous mettre en forme, il fallait pelleter la patinoire avant de jouer. Tout un sport aussi! Je me souviens qu’on faisait appel à des volontaires pour le maintien de la glace par des séances d’arrosage de nuit. C’était quelque chose de se retrouver en silence à moins vingt sous zéro, enveloppé des vapeurs se dégageant de la glace fraîchement arrosée. Nous étions loin de la super Zamboni d’aujourd’hui. Comme on dit souvent entre vieux amis et avec un peu de trémolo dans la voix: «C’était le bon temps!» Après la séance d’arrosage aux petites heures dans la nuit, nous avions droit à un bon chocolat chaud assorti d’une petite collation. Pour le jeune adolescent de 15 ans d’alors, je me sentais unique au monde, chargé d’une grande responsabilité et jouissant d’une confiance sentie dans une adolescence qui cherchait à s’affirmer et à canaliser ses énergies.

C’était dans les années 60, période où tout se bousculait dans nos manières d’être, de faire le présent et de conjuguer au futur l’avenir de notre Québec aux prises avec l’orientation de sa révolution tranquille. Mais entre vous et moi, j’avais l’impression de jouer vraiment au hockey, oui vraiment! Il y avait quelque chose de mythique qui, à mon humble avis, a quelque peu disparu dans les méandres de l’évolution de ce sport devenu professionnel à outrance. On a dit et écrit souvent que le hockey s’apparentait à une religion chez nous. Ce n’est pas faux à certains égards et deux théologiens, Olivier Bauer et Jean-Marc Barreau, viennent de publier un livre sous le titre La religion du Canadien de Montréal. Sans y parler de religion au sens propre, les auteurs y rapportent les éléments qui revêtent tout de même un caractère religieux dans ce sport national: la piété pour le Canadien, les figures de chefs, les œuvres caritatives de l’équipe, les symboles, etc.

Dans ce grand happening quasi historique de la fin de semaine, les Carey Price, Sydney Crosby, Vincent Lecavalier et bien d’autres ont été accueillis comme des grandes stars. Je ne pouvais que célébrer et revivre ce que des milliers de gens de chez nous ont vécu et vivent encore grâce au hockey joué sur un petit rond de glace dans leur patelin. En fait, les vraies étoiles de ce sport, ce ne sont pas ceux qui défilent sur nos écrans, ce sont ces hommes et ces femmes qui, bénévolement, accompagnent, guident et soutiennent leurs enfants à pratiquer ce magnifique sport, devenu malheureusement inaccessible à plusieurs, faute de ressources humaines et financières, de disponibilité d’espace.

Ces petites lumières scintillant dans la nuit nous rappellent que chaque étoile a une histoire et qu’elle peut inspirer nos vies parfois moroses, en manque de souffle. Il n’en tient qu’à nous de faire partie du vrai Match des Étoiles, qui chaque matin se joue sur la patinoire de nos vies. Bon match et ayons quand même un peu la tête dans les étoiles aujourd’hui!


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( 155 ) « Obama’s dream »

23 janvier 2009 - Émotions, larmes et espoir. C’était mardi matin à Washington! Les États-Unis d’Amérique et le monde assistaient à l’assermentation du nouveau président Barack Obama, un événement historique que tous les analystes du monde entier ont commenté sur tous les tons. Rivés sur leur téléviseur, rassemblés dans des lieux publics devant d’immenses écrans, des millions de personnes ont suivi religieusement cette cérémonie hors de l’ordinaire. C’est comme si le monde, plus particulièrement les Américains, vivait intensément un rêve impossible à concevoir. L’Amérique, terre de contrastes, mais aussi d’exploits, a plus qu’étonné la planète en ce mardi 20 janvier 2009. On trouve de tout dans ces États-Unis de l’impossible!

Joe Dassin, chanteur populaire décédé en 1980, chantait ces mots qui résonnaient en moi lors de ce jour mémorable: «L’Amérique, l’Amérique, je veux l’avoir et je l’aurai. L’Amérique, l’Amérique, si c’est un rêve, je le saurai». Obama, premier Président afro-américain, n’est plus un rêve, il est réalité. L’homme de 44 ans, prêtant serment sur la Bible de Lincoln, devant une gigantesque foule enthousiaste affirmait: « Mais les valeurs dont le succès dépend, le travail, l’honnêteté, le courage et le respect des règles, la tolérance et la curiosité, la loyauté, le patriotisme, sont anciennes. Elles sont vraies. Elles ont été la force tranquille du progrès qui a sous-tendu notre histoire. Ce qui est requis, c’est un retour à ces vérités. Ce qui nous est demandé maintenant, c’est une nouvelle ère de responsabilité… » Nous sommes loin des précédents discours présidentiels quelque peu vaporeux de la dernière décennie. Barack Obama tranche de ses prédécesseurs par un propos senti et profond sur les valeurs fondamentales et la responsabilité de tous et chacun.

C’est un retour à l’essentiel au cœur de cette société éprouvée, où depuis des mois tout semble s’écrouler, et qui se targuait encore sur toutes les tribunes de superpuissance salvatrice. Sans minimiser les problèmes réels auxquels sont confrontés les États-Unis et par surcroît le monde, le charismatique nouveau Président américain a ouvert la longue marche de l’espoir. Il propose une route balisée par des valeurs qui rassemblent, qui donnent aux voyageurs éprouvés, voire en crise, le goût de relever ensemble les défis du présent et de l’avenir. Espoir que le monde sera plus harmonieux, plus respectueux de l’identité de chacun, plus ouvert au dialogue et à la recherche commune de paix. Certains considéreront un peu utopique, l’appel du nouveau Président, disons-le, nouveau gérant du monde!

Il en faudra du courage, de la ténacité pour faire face aux nombreux défis de taille qui déjà habitent les pensées du jeune Obama. Il y a tant de priorités étalées sur le tapis rouge qui le mena officiellement ce mardi à la Maison Blanche. Par où commencer? Le legs de Georges Bush, le mal-aimé, n’est pas reluisant et pas mal piégé. Plutôt que de dénoncer «l’axe du mal» comme son prédécesseur, Obama privilégie «l’axe de la réconciliation et du dialogue». Quel changement de cap! Ce 44e chef de la Maison Blanche n’est pas de la génération des baby-boomers dont la prétention est d’avoir tout créé et inventé et qui, malheureusement, s’est trop attachées à des acquis qui ont fini par s’essouffler, se fissurer. Obama est de la génération «X», patiente, en attente de prendre les rennes et d’y donner un nouveau souffle. Ce changement de garde inspire bien des citoyens de chez nous qui souhaitent ardemment, eux aussi, des dirigeants nouveaux et des élus inspirés, quelque peu allumés quoi! Malheureusement, notre vie politique, canadienne et québécoise, s’est bureaucratisée, sclérosée au fil du temps. Nous n’avons plus chez nous de réels leaders, mais plutôt, selon de nombreux observateurs, de savants technocrates de la politique. Nos élus sont drabes! Y a-t-il encore chez nous des gens capables de nous faire rêver, de nous amener un peu plus loin ou un peu plus haut?

Barack Obama a rappelé, à juste titre, les valeurs et les racines profondes qui ont forgé les États-Unis d’Amérique. Je reste profondément convaincu de cette inspiration pour l’avenir du Québec et du Canada. C’est lorsque nous aurons reconnu avec fierté notre histoire, nos valeurs et nos traditions que nous deviendrons meilleurs. L’éternelle crise identitaire du Québec nous tenaille et nous empêche, plus qu’on peut le pense, de grandir et de s’épanouir. C’est en puisant dans l’essence et la richesse de notre parcours historique, hors du commun, que nous serons capables de façon créative de relever les défis qui se présentent à nous. Nous sommes aussi, vous et moi, des fils et des filles de cette terre d’Amérique où les rêves les plus fous peuvent prendre racine et s’épanouir. L’arrivée de ce nouveau Président est un rappel de ces impossibles rêves qui peuvent devenir une réalité vivante.

Au petit écran, une femme noire de Montréal disait: «Depuis ce matin, le monde a déjà changé.» L’année 2009 est à peine entamée et, malgré le pessimisme ambiant, se lève un doux vent d’espoir. Ce n’est pas banal! «Cela ne règle rien!» me direz vous mais somme toute, nous dispose forcément à regarder le monde autrement et à envisager une approche différente des problèmes, disons-le, colossaux à l’horizon. J’aime croire que, l’«impossible rêve» de la magnifique chanson La quête de Jacques Brel, fera naître de jeunes leaders de la trempe de Barack Obama un peu partout sur la planète. C’est vrai, on ne sait pas ce que ce président, que l’on disait avant son élection d’inexpérimenté, pas assez patriote et dont la politique était trop consensuelle, donnera de bon.

Une chose est certaine, à peine élu, il a déjà suscité un certain espoir à son peuple et un peu de lumière sur le reste du monde ombragé, angoissé et embourbé dans un terrain plus que miné. «L’Amérique, l’Amérique, si c’est un rêve, je le saurai…» chantait un certain Joe Dassin, né lui aussi sur cette terre, d’un père immigrant. Ah, cette terre de rêves!

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( 154 ) Félicitations Monsieur le Président!

20 janvier 2009 - Voilà le grand jour pour les Américains et j’ose ajouter, pour le monde! Un jeune homme de couleur d’à peine 47 ans sera assermenté aujourd’hui 44e président des États-Unis d’Amérique et deviendra l’homme le plus puissant de la planète. Événement historique à bien des égards. Depuis son élection le 4 novembre 2008, tout a été dit ou presque sur ce jeune homme venu du fond de l’Illinois dont le seul énoncé de son nom n’évoque rien d’américain. En fait, Barack Obama est un citoyen du monde, bien enraciné dans cette terre d’Amérique où tous les rêves sont possibles! Il en est la preuve vivante! «Yes, we can» disait-il dans son discours au lendemain de sa victoire électorale. Cette marche vers la Maison Blanche est hors du commun.

Serait-ce le début d’une ère nouvelle sur le plan mondial sous l’égide d’Obama? Nul doute que ses origines, ses racines et sa personnalité feront de lui un rassembleur unique. Pour les 40 millions d’Afro-américains, c’est la réalisation du grand rêve de Martin Luther King; pour le 1,2 milliard de la population noire dans le monde, l’espoir renaît. Ce soir, le monde aura tourné une page historique, mais le plus difficile reste à venir pour ce jeune président aux allures d’un JFK. Il a des qualités pour changer entièrement l’image et la dynamique des États-Unis sur le plan international: amplitude du geste, aisance verbale, passion dans le regard et stature. Le climat mondial avait grand besoin d’une bonne bouffée d’air frais.

C’est en train, en empruntant le même chemin qu’Abraham Lincoln en son temps, que Barack Obama et sa famille se sont dirigés vers Washington. Symbole inspirant pour ce peuple qui attend impatiemment un sauveur qui remettra le pays sur les rails de la prospérité. Devant des centaines de personnes réunies à Philadelphie pour le voir partir, le Président élu a fait le vœu de constituer un gouvernement responsable. Il a déclaré :
« Faisons en sorte que cette élection ne soit pas la fin de ce que nous faisons pour changer l’Amérique, mais le commencement et l’espoir pour l’avenir. »

Tous les regards seront tournés ce soir vers cet homme qui incarne le renouveau, l’espoir pour son peuple et le monde. Entre deux et quatre millions de personnes sont attendus pour cette cérémonie historique. Environ 11 000 soldats, 4 000 policiers et des agents de divers services fédéraux seront sur place pour s'occuper de la sécurité. Tout un rassemblement! Il y a beaucoup d’attentes qui pèseront sur les épaules de cet homme filiforme qui, de prime abord, s’est entouré d’une équipe de grands talents. Il en faudra du talent à revendre pour relancer cette Amérique qui sombre dans le marasme économique. Pour les Américains désabusés et au bord de désastre, il est l’unique bonne nouvelle dans un proche horizon. Il en faudra aussi du courage à l’équipe présidentielle pour relever cette société aux prises avec tant d’inégalités et qui ne cesse, malgré ses déboires, de prôner sans retenues son savoir-faire et ses diktats aux dirigeants de la planète. L’ère d’un sain dialogue et d’un désir de compréhension semblent renaître.

J’aime parler de courage dans ce cas-ci, car il en faudra de la fureur de vivre, de la passion et de la détermination à ce jeune Obama pour, selon certains observateurs anxieux, «sauver l’Amérique». Le courage, mes amis, c'est se lever quand tout semble perdu d'avance. Affronter les grands défis auxquels sont confrontés les 306 millions d’Américains ne sera pas de tout repos. Le «Yes, we can» d’Obama aura suscité l’espoir chez nos voisins du Sud. N’a-t-il pas fait naître aussi cette confiance dont a tant besoin notre monde ébranlé par cette récession économique sans précédent qui ne finit plus de nous tourmenter et de détrousser tant de pauvres travailleurs. Il est impossible de relancer un pays sans confiance, sans idéal. Je l’ai déjà dit, on ne soulève pas un peuple avec des signes de piastres. Il faut de la vision, du courage, de la passion!

Barack Obama apporte sans contredit au monde un certain idéal mais, vous en conviendrez, on ne peut y aller sans comprendre le réel et y faire face. Dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le réel viendra bien assez vite. La planète compte près de 6,8 milliards d’humains, près 200 000 personnes naissent chaque jour sur cette terre où certains conflits perdurent depuis des lustres. Les promesses du jeune Président donneront-elles une nouvelle impulsion à cette Amérique à bout de souffle? à cette planète en soif de paix? Souhaitons-le ardemment!

Dans un de ses discours au New Hampshire le 10 janvier 2008, Barack Obama déclarait: «Lorsque nous avons surmonté des épreuves insurmontables; lorsqu’on nous a dit que nous n’étions pas prêts, ou qu’il ne fallait pas essayer, ou que nous ne pouvions pas, des générations d’Américains ont répondu par un simple credo qui résume l’esprit d’un peuple. Oui, nous pouvons souscrire à la justice et l’égalité. Oui, nous pouvons favoriser les chances et la prospérité. Oui, nous pouvons guérir cette nation. Oui nous pouvons réparer ce monde. » Félicitations Monsieur le Président et bon courage!



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( 153 ) Montréal n’est plus la même!

16 janvier 2009 - Sur le vieil album Longue distance, notre Robert Charlebois national chantait: «Je reviendrai à Montréal dans un grand Boeing bleu de mer. J'ai besoin de revoir l'hiver et ses aurores boréales. J'ai besoin de sentir le froid (…) Je reviendrai à Montréal me marier avec l'hiver.» C’était en 1976! Il y a beaucoup de neige qui est tombée, mon cher Robert, depuis ce temps où nous voguions sous l’ère faste des Jeux Olympiques de l’incomparable et ineffable Jean Drapeau. Avec ce froid sibérien qui s’abat sur Montréal ces jours-ci, ce sont des paroles qui sont en plein dans le ton. Toutefois, je suis pas mal convaincu que les snowbirds québécois ne sont pas prêts de si tôt à revenir se marier avec l’hiver.

Depuis cette chanson quasi nostalgique de notre hiver rigoureux, près de quarante ans se sont écoulés et c’est vrai que cette ville aux cent clochers n’est plus la même. Elle s’est métamorphosée radicalement à un rythme accéléré, plus rapidement que le reste de la province. Plusieurs Québécois de souche se disent parfois étrangers dans cette mégapole nouvelle tendance et bien branchée, aux gratte-ciel élancés et aux visages multiethniques. À l’automne 2000, c’est l’émergence d’une nouvelle ville forte, grâce aux fusions forcées des nombreuses municipalités de l’île, dont Pierre Bourque s’était fait le promoteur acharné avec le slogan «Une île, une ville!» Celui que l’on surnommait sur un ton blagueur Géranium 1er, mordit amèrement la poussière quelques mois plus tard; les ex-banlieusards mécontents donnèrent leur appui à Gérald Tremblay qui remporta les élections de justesse avec 48,7 % des voix contre 44,5% pour notre botaniste émérite. La fusion n’est pas terminée pour autant, loin de là!

Avec les années, Montréal a certes changé, mais a surtout vieilli. Ça craque de partout! Les nids-de-poules foisonnent, les viaducs se fissurent, le système d’aqueduc coule de partout. On a beau colmater les brèches ici et là, ce ne sont que des cataplasmes. Ces jours derniers, plusieurs quartiers de la métropole y ont goûté à cause des cinq bris majeurs dans le système d’aqueduc. Tout un chantier en perspective pour notre grande ville! Mais ce qui se métamorphose le plus, ce sont les Montréalais eux-mêmes. Suite aux récentes données du recensement de 2006 de Statistiques Canada, le journal La Presse de mercredi dernier titrait: «Montréal vieillit». Nous le devinions déjà sans conteste! Nous apprenons toutefois dans ce vaste recensement que la population de la métropole grisonne très rapidement, que les 65 ans et plus sont désormais numériquement plus nombreux que les jeunes de moins de 15 ans. Monsieur le maire, il faudra bien déglacer vos trottoirs!

Dans ce Québec des accommodements raisonnablement recherchés et encore à trouver, nous apprenons que le français recule considérablement dans cette deuxième plus grande ville francophone au monde. Il s’agit de se promener, ici et là, dans plusieurs quartiers pour se rendre compte assez facilement que l’on parle de moins en moins la langue de Molière. Le visage de Montréal a littéralement changé avec l’arrivée massive d’immigrants au fil des ans. Il faut bien peupler ce Québec si nous voulons survivre! Dans l’ensemble de l’île, 54,2% seulement disent parler en français à la maison. C’est près de 5 personnes sur 10 qui ne parlent pas la langue nationale à la maison dans ce centre névralgique du Québec. Montréal, n’est-il pas le poumon de la province? Le recensement démontre hors de tout doute que les Montréalais dont la langue maternelle est le français sont minoritaires sur l’île.

La question fondamentale de l’avenir du français se pose de plus en plus avec acuité Vous conviendrez avec moi que les dispositions de la loi 101 ont été plus que malmenées au cours de la dernière décennie. Que d’accommodements ou d’entourloupettes juridiques ont compromis l’application de cette loi fondamentale qui indiquait sagement, il me semble, une voie pour garantir la durabilité d’un élément fondateur et essentiel de notre identité commune! Difficile de rebrousser chemin! Les récentes audiences publiques de la commission Bouchard-Taylor ont donné un portrait assez bouleversant de ce Québec en mutation, de ce Montréal aux multiples visages. L’érosion rapide du français est un fait indéniable et la tendance semble quasi irréversible. Comment contrer la diminution usuelle de notre langue nationale dans la métropole? Les solutions ne sont pas simples et n’apparaissent pas clairement dans les aurores boréales de la chanson de Robert Charlebois. Les pistes d’avenir seront de plus en plus difficiles à cerner judicieusement, voire à imposer ultimement; l’avenir du français dépendra toujours de notre volonté commune et de notre fierté de le parler, de le répandre.

Les Québécois, dit de souche, ont un peu déserté cette grande ville moderne au profit des banlieues plus calmes et ils ont fait le choix d’avoir moins d’enfants. Saviez-vous que quatre ménages montréalais sur dix sont composés d’une seule personne? Quant aux jeunes familles, ils prennent le grand air du 450. Au fil des années, Montréal a vu sa population francophone traverser allégrement les ponts pour se retrouver dans un ailleurs plus conforme à leurs rêves. Que deviendra cette mégapole aux multiples visages au cours de la prochaine décennie? Quel y sera l’avenir du français, notre langue commune, à la base même de la question identitaire du Québec? J’aimerais rêver encore et toujours, chanter en paraphrasant Robert Charlebois: «Je reviendrai à Montréal dans un grand Boeing bleu de mer. J'ai besoin de revoir l'hiver et ses aurores boréales. J'ai besoin de sentir le froid (…) Je reviendrai à Montréal me marier avec mes racines, ma langue.»

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( 152) Un Bye Bye qui n’en finit plus…

14 janvier 2008 - On dirait que 2008 ne finit plus de s’étirer avec cette fameuse saga du show télévisé le plus regardé de l’année. L’émission fétiche de Radio-Canada a fait tout un Bye Bye pour le moins controversé, si on en juge l’immense tollé, au terme de cette année éprouvante à bien des égards. Des mots irrévérencieux éclatent de partout sur la performance de nos supers héros du petit écran: honteux, inquiétant, manque d’intelligence. Le Bye Bye 2008 passera sans doute à l’histoire. Le couple Cloutier-Morissette, jusqu’alors loin de la tornade médiatique, sont revenus jeudi dernier de Floride pour rencontrer la presse et s’expliquer. Mais l’effet boomerang écorche profondément la télévision d’État et ses brillants dirigeants. Comment la société d’État peut-elle laisser passer ces platitudes, ces inepties?

La direction de Radio-Canada a, tant bien que mal, tenté d’éteindre les feux en signifiant avoir mis des réserves sur certaines parodies, mais que les auteurs ont choisi de tester les limites du public. Louise Lantaigne, directrice de la programmation de la société d’État, était dans ses petits souliers et elle a bien reconnu que la société d’État était allée trop loin. Le ministre du Patrimoine James Moore affirme avec vigueur que «c’était sans goût et insultant» Certains, surtout les plus offensés, réclament même la tête des dirigeants de Radio-Canada. Ce sont les téléspectateurs qui seront toujours les juges avisés de notre télévision nationale. Les bonzes de la société d’État, aussi fins et brillants stratèges qu’ils soient, auront beau brasser les éprouvettes remplie de créativité et de potion magique, il reste que la mesure est toujours de bon goût lorsque l’on s’adresse à un large public de plus de quatre millions de téléspectateurs.

Le Québec du Juste pour rire a fait de l’humour sa marque de commerce au fil des années. L’humour, c’est un peu comme marcher en équilibre sur un fil de fer. Tous ne sont pas de bons équilibristes et certains, fort heureusement pour nous, ne le seront jamais. Depuis plus d’une décennie, nous assistons à l’omniprésence d’un star système exploité à l’extrême qui doit produire des vedettes façonnées sous pression et sur mesure pour plaire, distraire et faire rire à gorge déployée. Certains artistes, souvent désabusés devant le système en place, vous diront, ce sont toujours les mêmes qui contrôlent tout et qui, au fond, ne sont plus drôles. Faire rire à tout prix, en empruntant les faits et gestes du parcours de vie des autres, est un chemin glissant, voire périlleux. Le tandem Cloutier-Morissette en a perdu le sourire, pour ne pas dire la face, lors de la conférence de presse de la semaine dernière. Des visages déconfits ont fait face à la junte de journalistes agglutinée dans un hôtel du centre-ville de Montréal. Il n’y avait rien de drôle ce jour-là!

Faut-il être encore si profondément traumatisés par toutes ces années d’oppression qui nous collent toujours à la peau et qui nous incitent sans cesse à prouver notre libéralisme flagrant, débridé et démesuré. Mais voilà qu’à travers ce sketch à grand déploiement de fin d’année, tout n’a pas passé. Non, pas cette fois-ci. Certaines années, les téléspectateurs trouvaient cela bon, moche, moyen, pas si mal et même très drôle. Mais cette année, le jugement global du public semble sans merci. Il y a des limites qu’il ne faut pas franchir. C’est le peuple qui juge et trop, c’est trop. Certains diront que les gens exagèrent tout le temps. «Sauf quelques petits gags et certains sketchs, ce n’était pas si mal au fond!» disait un passant à un journaliste en quête de l’opinion crue du public au lendemain de cette avalanche sans précédent de protestations à travers le pays.

Il peut-être bon de se demander si le Québec de 2009 n’est pas en train de changer. «Pu capable de l’entendre celle-là!» disait mon voisin de gauche lors du déroulement drolatique de ce fameux Bye Bye! Se pourrait-il que notre Québec vieillissant n’ait plus les mêmes ressorts et qu’il soit passé à autre chose. Nous savons trop bien que la bataille entre l’empire Quebecor et la Société Radio Canada est farouche et qu’il y a une guerre de tranchées réelle entre ces compétiteurs au quotidien. La course effrénée aux cotes d’écoute et au numéro un sur le podium font saliver bien des dirigeants de ces réseaux de télédiffusion. La question fondamentale demeure toutefois présente. Que devons-nous offrir à la population en quête d’information, de divertissement et de savoir?

La télé ne peut être, quoi qu’en pense plusieurs tenants d’un certain discours populiste ou au raz-les-pâquerettes, qu’un instrument de divertissement. Nous connaissons tous le rôle important, voire majeur que jouent les médias dans ce monde du tape-à-l’œil et de ce qui fait tendance. N’ayons crainte, les commanditaires le savent trop bien et eux aussi salivent plus qu’on ne le pense. Les dirigeants de la Société Radio-Canada auront sans aucun doute un bon examen à faire, suite à ce cafouillage, exagéré ou pas, de ce passage télévisuel mouvementé et quasi raté à 2009. Plusieurs observateurs, à juste titre, ne cessent de critiquer ouvertement certains tournants, parfois incompréhensibles, de notre télévision et de notre radio d’État. Dire que 2008, avec son lot d’épreuves, aurait peut-être aimé tirer sa révérence plus discrètement, mais un certain Bye Bye en aura décidé autrement. L’année est réellement terminée et la poussière de tout cela finira bien par tomber en se rappelant toutefois qu’il vaut sans doute mieux avoir un avenir prometteur qu’un passé raté.


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(151) Les premiers pas de 2009

13 janvier 2009 – «Nouvelle année, nouveaux projets» dit-on! Le monde sera-t-il meilleur en 2009? Question pertinente par les temps qui courent. C’est sous les bombes et les roquettes que l’année 2009 a fait ses premiers pas. La communauté internationale est plus que préoccupée par le combat acharné que se livrent Israël et le Hamas. Malgré les appels incessants des Nations Unies, les espoirs de paix semblent vains et même aux dires de plusieurs observateurs, prennent du recul. La bande Gaza est devenue zone d’enfer, voire d’horreurs qu’étalent à plein écran les chaînes télévisées. Entre vous et moi, nous y sommes presque!

Cette zone du monde est une vraie poudrière. Difficile de comprendre et de démêler ces interminables conflits. Verra-t-on naître un jour une paix durable dans ce bourbier, indéchiffrable pour les observateurs distants que nous sommes? Nous nous scandalisons devant les horreurs qui défilent sous nos yeux sans pouvoir y faire quelque chose et nous sommes, malgré nous, victimes d’une guerre d’images. Les nombreuses manifestations pacifiques qui s’organisent dans les grandes villes du monde témoignent de cette solidarité pour l’arrêt de ces massacres et pour une recherche de paix.

Dans tout ce branle-bas guerrier et diplomatique, on peut se demander si les belligérants la désirent réellement cette paix, cette cohabitation, ce respect des identités nationales. Nous ne sommes pas dupes; nous savons bien que ce conflit se nourrit aussi d’intérêts internationaux souvent inavoués et mal camouflés. Pendant ce temps, d’innocentes victimes meurent à chaque jour! Ces enfants de cette terre palestinienne et israélienne n’ont pas choisi de naître sous les bombes. Dans ce coin du monde, des générations entières n’ont connu que la guerre, l’expropriation, l’agression. Il y a des jours où l’on demande si on ne développe pas volontairement cette culture d’animosité, de haine, de violence. Un collègue de travail me disait: «Est-ce qu’il y a encore des choses à démolir dans cette région?» Les fondements de cette guerre s’inscrivent au cœur même de l’âme des belligérants en présence. Cette tragédie humaine reste pour la plupart d’entre nous un scandale et malheureusement pour un bon nombre d’observateurs quasi sans issue.

Pendant ce temps, le Canada continue de perdre des militaires en Afghanistan. Brian Richard Good, 42 ans, est la 107e victime canadienne depuis le début de la mission en 2002. Ce militaire de carrière a été tué dans l’explosion d’une bombe artisanale dans le district de Shah Wali Kot, à 35 kilomètres de Kandahar. Il laisse dans le deuil son épouse et ses deux enfants. C’était mercredi dernier. La mission canadienne, selon les promesses du gouvernement Harper, doit prendre fin en juillet 2011. D’ici là, il est clair que le bilan des morts continuera de s’alourdir. En acceptant de se lancer dans cette guerre dont on ne peut voir la fin, le Canada savait très bien dans quel engrenage il risquait d’être pris. Quelques 2500 soldats de chez nous sont toujours basés en sol afghan, terre hostile aux alliés, où le danger est rendu omniprésent par des forces talibanes rusées et tenaces. Certes le Canada, au terme de cette mission périlleuse, aura fait plus que sa part, car nos soldats se retrouvent dans la zone la plus meurtrière du pays. Le sacrifice des nôtres aura été proportionnellement plus élevé que celui des alliés engagés dans cette mission.

Le changement de garde à la Maison Blanche changera-t-il la donne dans le retrait des forces canadiennes en 2011? Le Canada pourra-t-il résister à la force d’attraction d’un Barack Obama qui débarquera prochainement, semble-t-il à Ottawa? Peut-on vraiment prendre une distance par rapport à nos puissants voisins du Sud? On peut s’interroger aussi sur nos propres convictions par rapport à ce conflit? Sommes-nous aussi pacifistes qu’on le dit? Saviez-vous que l’enrôlement de nouvelles recrues dans les forces armées canadiennes va plutôt bien? À ma grande surprise, les Québécois sont les plus nombreux à s’enrôler au pays. Imaginez, on rapporte dans les statistiques officielles qu’au moins 26% des jeunes recrues provenaient du Québec en 2007. Qu’est-ce qui motivent nos jeunes à se lancer dans cette aventure? Le patriotisme? Le défi? La soif du libérateur? Ici, je ne saurais ignorer le combat continuel et pacifiste du Dalaï Lama qui disait: «Le
désarmement extérieur passe par le désarmement intérieur. Le seul vrai garant de la paix est en soi.» Cela ne vaut-il pas aussi pour les Israéliens, les Palestiniens, les Talibans, les Canadiens, les Québécois?

L’année 2009 s’ouvre sur un monde tourmenté par de profondes crises internationales dont les solutions ne sont pas simples et demanderont plus que jamais une volonté et un engagement hors du commun de la part des nations désireuses d’améliorer le sort de la planète. La guerre, la famine, la pauvreté, le terrorisme, le VIH ne semblent pas s’estomper. Le Canada, sous une récession qui laisse de plus en plus des signes tangibles de sa présence, essaiera sans doute de colmater d’abord ses propres fissures dans ce vaste territoire de plus en plus lézardé par des régionalismes politiques. Au cours de 2008, nos États ont trouvé des sommes d’argent colossales pour faire la guerre aux quatre coins du monde, pour endiguer tant bien que mal la crise financière internationale. Qu’allons-nous trouver pour vivre un peu plus en paix et en harmonie?


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( 150 ) Il y a du poids au pays!

9 janvier 2009 - Le temps des fêtes est passé, ouf! Pour certains amateurs de bonne bouffe, il était plus que temps. Comme le dit si bien la chanson folklorique de chez nous: «Cela n’arrive qu’une fois par année, il faut bien en profiter!» En montant sur le pèse-personne ces jours-ci, vous vous êtes sans doute dit: «Ça n’a pas de bon sens!» Assez, c’est assez! Finis les gros repas et le grignotage, c’est le temps des bonnes résolutions, régime minceur oblige. Les fameuses résolutions de la nouvelle année, cela nous travaille toujours un peu. On veut bien, mais il y a toujours quelque chose qui nous tente et qui nous amène à succomber. Il semblerait, selon les experts de la santé, que les résolutions du Nouvel an ne parviendront pas malheureusement à ralentir l’épidémie d’obésité qui frappe le pays. Qu’en est-il au juste?

Selon l’Institut de recherche sur la santé du Canada, «près de la moitié des adultes canadiens affichent de l'embonpoint ou de l'obésité et la proportion d'adultes considérés obèses (défini par un IMC > 30) a presque triplé, passant de 5,6 % à 14,8 % entre 1985 et 1998.» L'obésité est clairement devenue un enjeu aussi individuel que sociétal. Et ce n’est pas tout, car il semblerait que les Québécois ont eux aussi un défi de taille. Tout un défi, selon un récent sondage publié dans le Journal de Montréal cette semaine. On y apprend que 69% des Québécois se trouvent trop gros, ce n’est pas rien! Mais le sont-ils vraiment?

Ce n’est pas d’aujourd’hui que les spécialistes de la santé ont tiré la sonnette d’alarme pour alerter sur les effets de la malbouffe. Il est clair que la situation est inquiétante lorsque les deux tiers des Québécois se pensent trop gros et que 47% d’entre eux ont réellement un surplus de poids; cela n’annonce pas de bonnes nouvelles pour notre système de santé. Et qui plus est, dans un sondage, on tend à ne pas dire complètement toute la vérité, gêne, pudeur ou fierté personnelle obligent. Au sortir des fêtes, nous avons tous un peu honte des quelques kilos accumulés derrière la ceinture. Il n’est pas vrai que tout s’arrangera tout seul. Le problème de l’obésité en est un d’important et de majeur sur le plan sociétal. Ce n’est pas qu’une question de volonté, nous le savons fort bien.

Tout l’environnement nous parle sans cesse de bouffe. On mange trop et on ne bouge plus. La sédentarité a des effets plus que nocifs sur notre poids santé. En ce début 2009, il revient à chacun de prendre, comme on dit souvent, le taureau par les cornes. Souvent les résolutions prises avec vigueur s’estompent en quelques semaines parce que trop ambitieuses. Le tout est une question de bons choix qui puissent se réaliser assez aisément avec un certain optimisme. Mais comme vous le savez, la santé n’est pas seulement une question de bouffe. Tout est relié dans la vie même si on n’en fait pas toujours consciemment les liens. Nous ne sommes pas que des morceaux de casse-tête pêle-mêle!

Le Docteur David Butler-Jones, administrateur de la santé publique du Canada, propose à tous les Canadiens 12 façons d’avoir une meilleure santé sans trop souffrir. Oui, oui, sans trop souffrir! Les sacrifices, évidemment, n’ont jamais bonne presse chez nous! La société canadienne ne pèche pas par excès du côté renoncement! Comme disait mon oncle Armand: «On se plaint le ventre plein!» Pour être plein, si on se fie aux sondages, il est pas mal plein. Mais ce que nous propose le grand administrateur de la santé publique, c’est un peu comme les douze commandements d’une bonne santé globale.

Ce bon docteur nous suggère des petits gestes et des choix qui sont à la fois simples et à la portée de tous. Des choses qui touchent notre environnement, notre façon de vivre et qui ont des incidences proches et collatérales sur notre santé globale. Voici ces douze façons pour mieux vivre en santé en ce début 2009: 1) Se laver les mains; 2) faire de l’activité physique; 3) manger mieux, mais pas plus; 4) garder sa cuisine propre; 5) rester à la maison quand on est malade; 6) se faire vacciner contre la grippe; 7) faire le ménage dans ses armoires; 8) sécuriser la maison; 9) jouer en toute sécurité; 10) voyager intelligemment; 11) faire du bénévolat; 12) se détendre et faire autre chose.

C’est vrai que c’est simple, voire simpliste diront certains! Il est vrai que si je fais le ménage dans les armoires, il est possible que je me débarrasse de quelques produits douteux ou médicaments nocifs qui sont loin de m’aider à me garder en bonne santé. La sécurité aussi n’est pas à prendre à la légère surtout quand on prend de l’âge et qu’une maison en désordre peut facilement nous faire trébucher. Tous reconnaissent que l’engagement bénévole est une fontaine de jouvence. Nous pourrions donner mille et un exemples pour illustrer ces petits conseils de la vie quotidienne qui somme toute amélioraient quelque peu notre santé psychique, physique et spirituelle.

Pour les kilos en trop, les recettes-miracles n’existent pas! Compris! Nous savons tous quoi faire, mais c’est toujours dans le comment que les choses se compliquent. Il ne manque pas d’avis de ce côté-là; suivez donc les conseils simples et équilibrés des nutritionnistes. À chacun de trouver son gourou! Une chose est certaine, c’est tout ce qui entre dans la bouche qui se transformera en kilos. Mais la résolution la plus importante à tenir, il me semble, en ce début 2009, c’est de se tenir loin des hôpitaux.

Mettons de l’avant de simples petits gestes qui vont nous éviter l’isolement, permettre de nous bouger un peu l’arrière-train et de rencontrer des gens qui vont nous stimuler. Peu importe notre âge, il vaut toujours mieux regarder devant soi, car notre présent se situe davantage dans le pare-brise de notre devenir que dans le passé refléter dans le rétroviseur de notre vie. L’avenir sera toujours un bond en avant, même avec quelques kilos en trop. Bonne résolution 2009!


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( 149 ) Vingt-cinq ans plus tard…

7 janvier 2009 - Nous y voilà en 2009! À travers le monde, le passage au nouvel an s’est fait à plus d’un endroit en sablant le champagne et sous les effets étincelants d’époustouflants feux d’artifice. Par le truchement des chaînes télévisées, nous en avons eu plein la vue! Toutes les grandes villes du monde ont démontré leur savoir-faire. Il y avait de quoi célébrer et saluer sans trop de regret une année quelque peu éprouvante: « Bye Bye 2008! » On dit bien d’artifice car la dure réalité, selon les savants pronostics des experts, qui se présente à nous en 2009 ne frisera pas dans la dentelle et se dressera plutôt devant nous comme un escarpement périlleux. Ce matin en me levant, je me suis souvenu de la célèbre chanson du groupe québécois Beau Dommage (1984) et je fus étonnamment surpris à la fredonner: « 23 décembre, Joyeux Noël! Monsieur Côté, Salut Ti-cul, on se reverra le 7 janvier. » Eh! bien, nous y sommes au 7 janvier les amis, vingt-cinq ans plus tard!

Après les rencontres festives dans la parenté, les soirées de placotage entre vieux amis, les dégustations de la tourtière de Georgette, du ragoût de boulettes de Pauline, de la tarte au sucre d’Églantine et la prise du célèbre caribou de l’oncle Arthur, nous tenterons tant bien que mal de reprendre la routine; celle qui replace l’estomac et démêle un peu les factures laissées pêle-mêle sur la table de chevet. Chargée à bloc, la carte de crédit n’attend que soulagement, du moins pour son usager quelque peu fatigué de cette période accaparante, mais stimulante à bien des égards. N’oublions surtout pas les cinq conseils simples de la Banque Scotia, à ceux qui éprouvent des difficultés financières, malheureusement communiqués aux usagers après la période des fêtes il va de soi. « Plus ça change, plus c’est pareil! » diront certains laconiquement. Avec tous les scandales économiques et les dérives financières de 2008, les grandes banques ne semblent pas trop se formaliser en cette période de morosité des questions éthiques et des responsabilités sociales auprès des moins fortunés.

Un peu partout, le passage à la nouvelle année a été souligné avec faste. Même la ville de Québec y est allée de ses quatre cents coups avec un maire Labaume gonflé à bloc par la fierté légitime et la confiance retrouvée des concitoyens de sa ville fortifiée. C’est vrai, l’année 2008 aura été sans contredit, celle de la ville de Québec. Au cours de cette période festive, les pays arabes ont toutefois préféré minimiser leur ardeur devant les bombardements meurtriers et scandaleux de Gaza. Ce n’étaient pas des feux d’artifice et de joie, mais bien des tirs meurtriers et destructeurs qui ont décimé de civils innocents ces jours derniers. Dire que la fête du 1er janvier est devenue, selon les désirs du Pape Paul VI, la Journée mondiale de la paix! Il y a encore du chemin à parcourir sur ce rêve inachevé.

La nouvelle année ne vient que de débuter et déjà les discours les plus pessimistes sur le plan économique ont rempli les chroniques des quotidiens et modifié quelque peu les perspectives pas mal feutrées du ministre fédéral des finances Jim Flaherty. Depuis des mois, nous étions prévenus: nous voilà les deux pieds dans la récession! Préparons-nous d’ici quelques jours au fameux débat sur le budget fédéral; nous serons loin, là aussi, des feux d’artifice et de joie. Entre vous et moi, qui comprend réellement ce qui se passe sur le plan économique? J’ai l’impression que tout le monde est mêlé et que nos gouvernements ne savent plus sur quelle ficelle tirée pour nous dépêtrer de tout ce méli-mélo. Aux hasards des conversations du temps des fêtes, j’avais vivement l’impression que les gens ordinaires sont en attente, une sorte de calme avant la tempête.

Ne rêvons pas de recettes-miracles au cours des prochains mois! La terre tourne depuis des siècles et les crises se sont succédé périodiquement sur cette bonne vieille planète. Ces fameuses crises épisodiques sont souvent une occasion privilégiée de remise en question de certains acquis, d’ajustements à de nouveaux paradigmes, de découvertes de nouvelles avenues, de chance inouïe de réinventer ce qui ne peut plus durer. Certes, ce sont les fondements même de nos institutions, de notre manière de les gérer éthiquement et des perspectives envisagées qu’il faut revoir en profondeur. Plus que jamais, notre monde a besoin de dirigeants clairvoyants. On ne soulève pas un peuple qu’avec des signes de piastre. Il faut de la vision, un sens à donner à nos humbles pas. Nous ne sommes pas que des consommateurs de gadgets, de surgelés, de prêt-à-porter ou encore des friands d’amuseurs publics.

Nous sommes des êtres habités d’infini qui avons soif de bonheur, de réalisation de soi, de supplément d’âme. J’ose espérer que 2009 verra se lever parmi nous des hommes et des femmes qui prendront le risque de refaire un peu notre monde. Le pragmatisme et la solidarité devront être certes au rendez-vous si on veut retrouver une certaine harmonie sociale et un développement durable. Mais, s’il-vous-plaît, n’arrêtons jamais de rêver! Vingt-cinq ans plus tard, on se reverra le 7 janvier!



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( 148 ) Ils étaient trois...

6 janvier 2009 - Dans la tradition chrétienne, nous célébrons le 6 janvier la fête de l’Épiphanie. Pour le monde ordinaire, c’est la fête des Rois. Oui, oui, celle des Mages venus d’Orient à la recherche de l’Enfant de la crèche, mais aussi celle de la fève cachée dans le gâteau ou la galette. Fête traditionnelle importante il y a quelques décennies, mais, comme bien d’autres, elle n’a plus le panache d’antan et encore moins de sens pour qui s’est éloigné de l’Église catholique et de ses célébrations liturgiques. Mais l’image folklorique demeure plus présente qu’on le croit. Il y a de ces traditions, enrichies de quelques légendes au fil des siècles, qui nous collent à la peau, accommodements raisonnables ou pas. En déambulant dans le quartier où j’habite, je me suis mis à penser à ces fameux Rois Mages légendaires.

L’Église catholique, dans sa prétendue sage réforme liturgique, a presque ramené toutes les solennités des grandes fêtes religieuses au dimanche. C’est fort simple, en suivant les dimanches on ne se trompe pas! La fête de l’Épiphanie a donc été célébrée cette année au Canada, le dimanche 4 janvier au lieu du mardi 6 janvier comme dans l’ancien temps. Pour deux jours, on ne s’énervera pas! En sillonnant les rues quelque peu enneigées de mon quartier, je me suis souvenu des noms des célèbres Melchior, Balthazar et Gaspar, partis de l’Orient pour venir rendre hommage au nouveau roi du monde, l’Enfant Jésus, en lui apportant des présents. Un vrai scénario de film fantastique!

Selon les écritures saintes, ils ont suivi une étoile ces trois mages que certains signalent comme probablement trois prêtres venus de Perse, l’Iran d’aujourd’hui. Le mot «mage» vient précisément de la langue perse et signifie prêtre. On dit qu’ils étaient de fins astronomes, passionnant non, ce qui expliquerait, en partie, l’intérêt pour l’étoile de Bethléem. Entre vous et moi, Melchior, Balthazar et Gaspar étaient des pèlerins, des voyageurs cette nuit-là en une terre pas mal hostile. Je me suis demandé, ce qu’ils feraient nos trois mousquetaires dans la bande de Gaza ces jours-ci. J’ai l’impression qu’ils en auraient vu des étoiles. Ils auraient été malheureusement les témoins oculaires, bien en avance, du Massacre des Saints Innocents décrit dans le livre sacré.

Dans leur pèlerinage de nuit, les trois mages ont suivi l’étoile, celle de Bethléem. À bien des égards, nous sommes aussi de ces pèlerins à la recherche d’une étoile qui donnera sens à nos humbles routes, à nos pas titubants, à nos doutes existentiels. Beaucoup d’hommes et de femmes, en ce début d’année 2009 chercheront un peu de lumière pour éclairer leur itinéraire parfois chaotique et sans continuum. Je me souviens de ce jeune de 25 ans qui vint me voir la veille d’un Noël parce qu’il cherchait éperdument son père. Il s’appelait Jean et n’avait jamais vu son père et encore moins senti sa présence; la tendresse d’un père qui le prend dans ses bras et qui lui dit: «Je t’aime mon enfant.» Il me dit d’un air tristounet:
« Tu sais, je ferais n’importe quoi pour retrouver mon père! Il n’y a rien au monde qui pourra remplacer cette absence dans ma vie. Il y aura toujours un vide dans ma vie, tu le sais bien!»

C’est vrai mon cher Jean, il y a des vides que l’on ne pourra jamais combler même en rêve. La fête de l’Épiphanie nous rappelle un peu cette recherche de manque à combler, de sens à retrouver dans nos vies, de bonheur à construire. Les événements, les choses peuvent prendre parfois sens dans nos vies, mais pas autant que les personnes. C’est la rencontre de gens uniques qui change des vies. Suivre l’Étoile de Bethléem, c’est marcher dans la lumière, celle qui éclaire nos nuits, nos doutes. Cherchons cette lumière qui dépasse le temps et l’espace, au fond qui ne s’éteint jamais. Le monde qui nous entoure nous plonge dans le fini, le vite fait, le jetable. La perspective que nous propose la marche des mages est celle qui dure, qui mène au-delà de nos agendas quotidiens et de la planification stratégique.

Ils offrirent, ces Mages venus d’Orient, selon la tradition deux fois millénaires, à l’Enfant emmailloté dans une mangeoire à Bethléem des présents: la myrrhe, l’encens et l’or. L’année 2009 qui s’ouvre à nous se présentera aussi comme un présent à découvrir, à enrichir, à développer. C’est à nous d’en faire une année exceptionnelle. La fête des Rois ou l’Épiphanie signifie «manifestation» ou encore «apparition». Je nous en souhaite les amis! Ces fameux pèlerins venus d’Orient se sont laissé interpeller par les signes des temps. Nous aussi, nous sommes sans doute invités à lire des signes des temps qui, vous en conviendrez, ne se retrouvent pas nécessairement dans les colonnes journalistiques fort bien écrites de nos grands quotidiens. Je ne sais si l’on verra bien des étoiles, filantes ou pas en 2009, mais une chose est certaine, il en faut au moins une qui nous ouvre un chemin d’avenir pour chacun de nous.

La coutume veut encore qu’avec le jour des Rois le temps des fêtes prenne fin. Toute bonne chose doit avoir une fin, car il faut bien reprendre le rythme normal des choses que l’on trouve évidemment toujours trop hâtif. Terminées les réjouissances en famille, entre bons amis: rangeons maintenant les décorations jusqu’à l’an prochain! Toutefois, n’oublions pas qu’il nous reste une étoile et elle est là pour chacun de nous. Bon retour à la normale!

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