Il n’est pourtant pas facile d’ajuster le son correctement dans notre environnement immédiat, les points de repère ne sont pas toujours évidents. Nous avons l’impression que plus c’est fort, meilleur est l’audition. C’est totalement faux! Généralement, une personne qui parle à côté de soi produit entre 55 et 70 décibels, la musique qui sort d’un haut-parleur en produit 85. C’est la limite sécuritaire. Dans une salle de cinéma, on peut s’attendre à des pointes de 120 décibels. À 100 décibels, deux personnes ne peuvent plus se parler normalement et doivent hausser le ton pour s’entendre. Dans le monde du son, tout s’additionne : la musique ambiante, les paroles des gens, les bruits de chaise, etc. Les écouteurs qu’on a dans les oreilles sont plus nocifs que les écouteurs sur les oreilles pour la simple et bonne raison qu’ils sont plus près du tympan. Après une exposition à une forte intensité sonore, il importe de reposer l’oreille. Ici, on infirme le fameux diction «Ça rentre par une oreille, puis ça sort par l’autre.» Ça rentre, point final!
( 58 ) La sourde oreille
Il n’est pourtant pas facile d’ajuster le son correctement dans notre environnement immédiat, les points de repère ne sont pas toujours évidents. Nous avons l’impression que plus c’est fort, meilleur est l’audition. C’est totalement faux! Généralement, une personne qui parle à côté de soi produit entre 55 et 70 décibels, la musique qui sort d’un haut-parleur en produit 85. C’est la limite sécuritaire. Dans une salle de cinéma, on peut s’attendre à des pointes de 120 décibels. À 100 décibels, deux personnes ne peuvent plus se parler normalement et doivent hausser le ton pour s’entendre. Dans le monde du son, tout s’additionne : la musique ambiante, les paroles des gens, les bruits de chaise, etc. Les écouteurs qu’on a dans les oreilles sont plus nocifs que les écouteurs sur les oreilles pour la simple et bonne raison qu’ils sont plus près du tympan. Après une exposition à une forte intensité sonore, il importe de reposer l’oreille. Ici, on infirme le fameux diction «Ça rentre par une oreille, puis ça sort par l’autre.» Ça rentre, point final!
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( 57 ) Des histoires de vieux
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( 56 ) Quand les coffres débordent !
Le gouvernement Harper avait promis de diminuer le fardeau fiscal des Canadiens lors de son élection en 2004. Chose dite, chose faite! La baisse de
Il faut mentionner qu’il n’existe aucune définition officielle de la pauvreté au Canada. Cependant, Statistique Canada a toutefois élaboré quelques définitions en ce qui a trait au «faible revenu». L’on utilise le plus souvent les trois définitions suivantes: le seuil de faible revenu, la mesure de faible revenu et la mesure de la pauvreté fondée sur un panier de consommation. N’ayez crainte, ce ne sont pas les définitions qui créent la pauvreté. Elle est bien présente dans nos villes et villages, dans nos rues et ruelles, dans les discours du Trône et les belles intentions. Malgré nos coffres débordants de gros huards, l’écart s’agrandit entre les personnes et les ménages à faible revenu et les personnes et les ménages à revenu élevé au pays. Au moins 3,4 millions de Canadiens, une personne sur dix, vivent dans la pauvreté relative et cela d’un océan à l’autre.
Nous connaissons tous les effets de cet écart grandissant entre les riches et les moins nantis. Pour les Canadiens vivant sous le seuil de la pauvreté, cela signifie souvent se nourrir insuffisamment, dormir dans les rues, les refuges ou les logements insalubres, vivre dans l’angoisse et l’insécurité. Lorsque nous avons du mal à joindre les deux bouts, il est difficile d’exiger des plus pauvres de participer généreusement à la vie en société. La pauvreté n’a pas d’âge et pourtant, elle a une facture sociale imposante! Imaginez ce que nous pourrions faire avec les 6,5 milliards des dépenses de la défense nationale, une hausse de 5,8% dans le dernier budget. Nos soldats ne pourraient-ils pas faire la guerre à la pauvreté en terrain ami cette fois. Aider les plus pauvres de chez nous, c’est aussi une cause humanitaire, voire même tout un combat!
Devant la forte activité économique au pays, le gouvernement Harper songe à une autre baisse de
Fin stratège notre premier ministre saura sans aucun doute utiliser ces surplus à des fins électoralistes au moment opportun. Tout le monde affirme qu’il faut distribuer la richesse plus équitablement. Quand il s’agit de mettre en pratique cette admirable intention, on ne trouve plus les moyens. Entre vous et moi, il est inadmissible que les refuges ne reçoivent que des miettes de 1,88$ par personne/jour pour nourrir et abriter les sans-abri. Il est scandaleux de voir des gens mourir faute de soins appropriés dans les files d’attente qui n’en finissent plus de s’étirer. Il est inacceptable que nos écoles, nos viaducs, nos arénas s’effondrent quarante ans seulement après leur construction. Il est inadmissible que deux femmes sur trois âgées de 65 ans et plus soient démunies.
En regardant tout cela, les moins nantis de ce pays ont sans doute l’impression que dans la vie, on partage rien que les problèmes et pas le pognon! L’argent du gouvernement appartient au peuple parce qu’il sort de la poche des contribuables. Lorsque l’on parle d’argent, il est assez facile d’avoir l’attention de tous. Si les coffres de l’État étaient vides, nos élus passeraient leur temps à se plaindre et à dire qu’il faut se serrer la ceinture. Il me semble que c’est bien simple, quand le verre est plein on le vide. Évidemment, investissons là où il y a des besoins urgents d’aide. Avec son langage coloré ma grand-mère dirait à Stephen Harper: «Gratte où ça démange» ou comme dans une certaine publicité, «là où ça fait mal!».
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( 55 ) Des propos maladroits
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( 54 ) Retaper nos écoles !
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( 53 ) L'autre école...
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( 52 ) Jusqu'au cou !
Selon l’Association des comptables généraux accrédités du Canada (CGA), bon nombre de Canadiens ont atteint le point de non retour, dégringolant sous le poids des paiements à faire. L’endettement des Canadiens a augmenté de 4,7% annuellement au cours de 30 dernières années. Ce n’est pas rien! Cet accroissement est plus rapide que la croissance du revenu disponible et de leur actif. Inquiétant, n’est-ce pas?
De plus, on constate que le traditionnel bas de laine des Québécois est plein de trous. C’est presque des bas «golf», à dix-huit trous! Le taux d’épargne personnelle baisse depuis plus de vingt ans. Certains analystes sonnent l’alarme, d’autres crient à la catastrophe, puisque de nombreux ménages croulent sous les dettes et que le taux d'épargne individuelle est pratiquement à zéro. Il faut dire que le taux d’intérêt des institutions financières avec leur 4% ne favorise pas l’épargne. Nous avons connu dans les années 80 des taux d’intérêts au-delà du 10%. Ne rêvons plus en couleur, nous ne reverrons pas ça de si tôt!
Ceux qui pensent que la retraite arrangera tout, détrompez-vous! Attendez-vous à une méchante surprise les amis, si vous n’avez pas commencé à épargner. Les spécialistes nous rappelle qu’il faut se méfier à tout prix du crédit et apprendre à mieux gérer son budget afin d’éviter le danger de l’endettement. C’est comme un glissement de terrain qui signera votre enterrement! Dans ce tsunami en puissance, l’endettement a un sexe. Pas moins de 49 % des familles monoparentales à la tête desquelles on trouve une femme vivent sous le seuil de la pauvreté. Le crédit est tentant pour ces femmes au bord du manque à gagner. Aussi, deux femmes sur trois âgées de 65 ans et plus sont démunies. Les femmes gagnent 70 % du salaire des hommes pour un emploi équivalent au Québec. Toujours en sol québécois, 70 % des emplois à temps partiel sont occupés par devinez qui?
Le crédit, c’est comme une mélodie qui sonne bien à l’oreille, mais c’est loin d’être toute la chanson. Avant d’être pris jusqu’au cou par l’endettement, respirez profondément et ressaisissez-vous! Dans ce cas-ci aussi, «la modération a bien meilleur goût!»
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( 51 ) Sur les routes du monde
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( 50 ) Coucher dehors...
Dans son rapport «Santé mentale et itinérance», publié en juillet dernier, l’Institut canadien de l’information sur la santé mentionne que le portrait de l’itinérance est mal connu au pays et très difficile à cerner. Certes, mais il existe à en crever les yeux! Les auteurs citent des chiffres provenant des plus grandes villes précisant que l’on ne peut toutefois comparer. À Montréal, près de 2000 itinérants se retrouvent dans les refuges et il manque de place. Mais qu’est-ce qu’une personne itinérante? Comment le devient-on?
Comme beaucoup d’autres sujets, les auteurs ne s’entendent pas sur la définition de l’itinérance. Selon les chercheurs Laberge, Cousineau et Roy: «La personne itinérante serait celle qui n’a pas d’adresse fixe, de logement stable, sécuritaire et salubre pour les 60 jours à venir, à très faible revenu, avec une accessibilité discriminatoire à son égard de la part des services, avec des problèmes de santé mentale, d’alcoolisme, de toxicomanie ou de désorganisation sociale et dépourvue de groupe d’appartenance stable.» Ouf… toute une pathologie! Disons que c’est une définition très englobante de la personne itinérante!
Le phénomène de l’itinérance regroupe des sans-abri, des vagabonds, des clochards. Il semble toutefois exister des nuances entre ces catégories. Cependant, elles mettent toutes en évidence «la fragilité du lien social, la précarité de la situation personnelle, la vulnérabilité sur le plan socioaffectif; le choix d’un terme ou l’autre souligne une dimension particulière: le logement ou son absence, la très grande précarité économique, les difficultés de fonctionnement.» selon les auteurs Laberge et Roy.
On ne devient pas itinérant par choix! Plusieurs facteurs, tels la pauvreté, le revenu inadéquat pour payer le logement, la perte d’emploi incitent des personnes vulnérables à prendre le large. Pour les jeunes, il y a aussi les conflits familiaux, la drogue. Il ne faut surtout pas ignorer la désinstitutionalisation de nos centres de santé psychiatrique par l’État. Devant le sous-financement du soutien aux familles et aux personnes atteintes de problèmes de santé mentale, plusieurs ex-bénéficiaires de l’État ont été abandonnés des leurs et ont pris le chemin de la rue. D’ailleurs les troubles mentaux représentent la majorité des causes d’hospitalisation chez les itinérants.
Dans un pays où l’opulence s’affiche de vitrine en vitrine, l’itinérance est un drame, voire un scandale. Les refuges comme
Qu’on se le dise, l’itinérance a un fort coût humain et social. Avec l’hiver qui approche, les sans-abri devront user d’imagination pour se réchauffer un peu, car leurs vieux cartons ondulés prennent pas mal l’air! Il importe que les autorités gouvernementales mettent en place des mesures pour favoriser le logement subventionné ou supervisé, des programmes d’aide et d’insertion, des soins de santé adaptés à la condition des itinérants, l’embauche d’intervenants qualifiés, etc.
Il semble bien évident que la question de l’itinérance n’est pas en tête des priorités de nos élus. Peu importe nos convictions et nos états d’âmes sur la question, il est temps de se mobiliser pour chercher des solutions afin d’améliorer la qualité de vie des sans-abri et leur permettre de retrouver un peu de leur dignité. En 2002, l’Assemblée nationale du Québec adoptait une loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Malgré certaines actions louables, il reste encore du chemin à faire car dans la vie, entre vous et moi, personne n’est à l’abri!
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( 49 ) Des tonnes de déchets!
18 octobre 2007 - Le virage vert est toujours dans l’air! Tout le monde parle d’environnement, de changement climatique, de protection de l’eau. Le grand jardin de la planète Terre est plus que menacé. Le Québec a-t-il réellement tourné au vert depuis le début de cette décennie? Selon les analystes, nous sommes de beaux parleurs et de petits faiseurs en la matière; les magnifiques discours et les belles paroles ne semblent pas se transformer en actes concrets. Encore trop de Québécois résistent à changer leurs comportements et leurs habitudes de consommation. La sensibilisation reste toutefois encore le moyen le plus pertinent de lutter contre nos vieilles habitudes québécoises solidement ancrées.
La 7e édition de
Malgré l’apparition des petits bacs verts, les Québécois font piètre figure dans le recyclage. «C’est bien trop compliqué» affirment les uns; «On ne finit plus de classer les poubelles» affirment les autres. En principe, tout serait recyclable! Les spécialistes dans ce domaine indiquent qu’environ 85% des choses que l’on jette seraient réutilisables. Pour le 15% qui reste, il serait toujours possible de le récupérer et de le recycler avec des technologies de pointe. Comme vous le devinez bien, tout est une question de gros sous. Vous comprendrez qu’il n’est pas facile de recycler des appareils électroniques qu’on retrouve fréquemment sur le bord du trottoir. Même dans une poubelle, un grille-pain reste un grille-pain! J’habite dans un quartier universitaire et à chaque fin d’année scolaire, j’en ai vu des vieux ordinateurs défuntisés, des vieilles cafetières rouillées, des matelas tout tachetés qui attendaient la charité d’un passant avant l’arrivée de nos méritoires éboueurs. Quel métier!
En passant, le Québec compte plus d’une soixantaine de lieux d’enfouissement sur son territoire. Sur ces 65 sites d’enfouissement, 5 accueillent, à eux seuls, plus de 70% de tous les déchets destinés aux lieux d’enfouissements. Il y a des camions qui font des centaines de kilomètres pour enfouir nos superbes déchets. Ça vaut le déplacement, y paraît! La décomposition des déchets enfouis représente 5,8% des gaz à effet de serre de la province.
Et les fameux sacs de plastique dont on ne sait plus quoi en faire et qui prendront des centaines d’années à se désagréger dans l’environnement! Chaque année, les Québécois en utilisent plus de 2 milliards pour faire leurs emplettes, soit 350 sacs par personne. Plus de la moitié des sacs se retrouve dans la nature. Une véritable pollution; un tragique cul-de-sac! Ces fameux sacs enlaidissent nos paysages, jonchent nos rues, s’accrochent aux arbres et tombent malheureusement dans les cours d’eau. L’affaire est loin d’être dans le sac lorsqu’il s’agit de modifier notre façon de faire nos emplettes. Plusieurs épiceries offrent maintenant des sacs réutilisables ou tout simplement des sacs en papier. Heureuse initiative!
Une lourde responsabilité nous incombe; il faut transformer nos bonnes intentions pour l’environnement en gestes concrets. Les promoteurs de cette Semaine nationale de réduction des déchets nous invitent à nous approprier l’approche 3R en matière de gestion des déchets: Réduction-Réutilisation-Recyclage/compostage. Pourquoi ne pas profiter de cette semaine pour réévaluer nos besoins de consommation? Voici les moyens que nous proposent les organisateurs: «éviter les emballages et suremballage, faire réparer ses appareils défectueux, faire ajuster ses vêtements et ses souliers actuels plutôt que s’en débarrasser, acheter des produits récupérés.» On trouve de tout dans nos poubelles; il y a un peu de nous-mêmes! La ministre Line Beauchamp affirmait au lancement de cette semaine de sensibilisation que «Le meilleur déchet, c’est celui qu’on ne produit pas.»
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( 48 ) Lutte à la pauvreté
Lutter contre la pauvreté, c’est vouloir apporter une lueur d’espoir à ceux qui souffrent, une chance à l’enfant abandonné, un répit à cette femme en détresse, un regard tourné vers demain pour tant de sans-abri qui sillonnent nos rues. Reconnaître la dignité humaine et s’engager à lutter contre l’exclusion, c’est faire reculer la pauvreté à coup sûr. Il revient à chacun de nous de résister à tout ce qui conduit à nier l’être humain, à l’amoindrir.
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( 47 ) Enfin la retraite?
Au fil des ans, les médias et la population en général ont dressé une certaine caricature de cette classe mythique née entre 1946 et 1963. Ils ont été affublés de génération égoïste et profiteuse du système, de classe opportuniste par les uns, de moteur de l’innovation et de la naissance du Québec moderne par d’autres. Quoiqu’il en soit, il est clair que les hommes et les femmes de ma génération ne passeront pas inaperçu et que la force du nombre laissera quoiqu’il en soit une empreinte profonde dans l’histoire du Québec. Globalement, les baby-boomers ont occupé un emploi permanent toute leur vie avec des conditions de travail souvent idéales. Les grands enjeux de notre devenir collectif demeurent cependant encore dans les mains des baby-boomers qui se préparent malgré eux, à devenir des papy-boomers. Numériquement plus nombreux que la génération qui leur succèdera, la tentation serait grande pour eux de garder la main mise sur le pouvoir et sur les cordons de la bourse. Sauront-ils passer le flambeau aux générations montantes?
Il est très rare dans l’histoire de l’humanité, je dirais plutôt jamais, qu’une génération ait considéré celle qui la suit, meilleure que la sienne. L’évolution démographique du Québec démontre éloquemment l’arrivée massive des baby-boomers dans le peloton des aînés. La province prend un sérieux coup vieux en ce qui a trait à l’âge mais il en est autrement du côté de la santé. En meilleure forme physiquement que leurs prédécesseurs et globalement plus scolarisés, on peut s’attendre à ce que les papy-boomers demeurent plus actifs que leurs devanciers. Pourquoi tout arrêter et se priver de revenus supplémentaires? Plusieurs baby-boomers ne se voient pas passer des heures interminables sur les terrains de golf ou encore se bercer sur le perron en compagnie d’éternels snow-birds.
L’Institut de la statistique du Québec observe déjà une augmentation des emplois à temps partiel dans la catégorie des 55 ans et plus. Depuis les années 90, l’emploi temporaire était presque la norme chez les jeunes Québécois. Une étude publiée par l’Institut, en juin 2007, note que l’emploi temporaire a connu la plus forte croissance chez les personnes plus âgées, contraintes de retourner sur le marché du travail pour des raisons financières… ou par désœuvrement. La croissance de l’emploi temporaire chez les 55 ans et plus a été de 166,7 % entre 1997 et 2006. C’est très significatif!
Le prolongement de l’espérance de vie fait hésiter les baby-boomers avant de prendre une retraite qu’il souhaite dorée; ils sont loin d’être convaincus que la dorure sera au rendez-vous. Dans une société où le bonheur de cette génération s’est construit par le biais de la consommation, il est difficile de se résigner à la simplicité volontaire, aussi valable soit-elle. « Aurons-nous à travailler jusqu’à la mort? » clament plusieurs d’entre eux. Pour ma part, je suis étonné de voir dans de grandes chaînes de magasins autant de personnes d’âges murs travaillés à de petits salaires.
En ces temps d’incertitude, où les systèmes sociaux croulent sous les déficits, où la dette nationale par habitant a atteint un sommet inégalé, l’avenir des Québécois ne s’annonce pas si rose. Parmi les gens interviewés par Ipsos Reid, 48% des baby-boomers prévoyaient passer moins de 10 ans à la retraite, faute de ressources financières suffisantes. Une chose est certaine mes amis, la retraite semble s’ouvrir pour une vaste cohorte de baby-boomers. Pas la peine de stresser, tout le monde avance en âge; chacun doit inventer son chemin en n’oubliant pas que vieillesse rime aussi avec sagesse et qu’on devient vieux lorsque les regrets ont pris le dessus sur nos rêves. Au fond, ce n’est pas la retraite qui compte tant pour moi que le bout de chemin qu’il me reste à parcourir afin de m’épanouir et de me réaliser pleinement jusqu’au crépuscule de mon humble vie. La retraite, qu’est-ce que c’est, disait Janine Boissard, sinon la permission officielle de rouiller.
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( 46 ) Entre deux eaux
15 octobre 2007 - L’eau, c’est la vie! À en croire le sondage Crop-La Presse publié samedi dernier, l’eau serait de plus en plus menacée dans le royaume de l’or bleu! Nous vivons au Québec dans un paradis qui regorge de plans d’eau. La province, à elle seule, compte plus d’un million de lacs et rivières dont 30% n’ont toujours pas de nom. Ça fait de l’eau douce mes amis. Mais la planète Terre a soif, très soif! Une personne sur six est au prise avec le manque d’eau potable et cette pénurie risque d’affecter le tiers de la population mondiale en 2025. Sommes-nous conscients que 1,2 milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable? Je dis bien 1,2 milliard!
Pourtant, il est scientifiquement admis que l’eau du robinet dans la province est de très bonne qualité et gratuite par-dessus le marché. Pourquoi achetons-nous de l’eau embouteillée dans un pays qui est inondé d’eau de bonne qualité? Sans doute que l’achat de ces innombrables petites bouteilles est le ressac de la vague des cas d’eau contaminée au pays et le fait que les gens se rendent compte que l’eau potable est de moins en moins potable à leur goût. Les multinationales n’ont pas tardé à flairer ce lucratif marché basé sur l’insécurité, la peur des gens. Nous jetons notre argent dans la marre des grandes multinationales qui ont pressenti dans notre vulnérabilité une mine d’or. Avons-nous pensé aux tonnes de bouteilles de plastique que nous lançons dans la nature?
Les cours d’eau ont été plus qu’une source d’inspiration pour le Canada. Notre pays possède la plus grande réserve d’eau douce au monde (750 000 km2 ou 8% du stock mondial). Fait encourageant, 85% des répondants au sondage Crop-La Presse sont prêts à payer plus de taxes pour que les gouvernements protègent cette ressource naturelle indispensable. En cette période, où de nombreuses puissances internationales lorgnent en salivant vers les glaciers de l’Arctique, il serait peut-être temps que le Canada protègent son butin parce que lorsque la glace fond cela procure de l’eau mes amis!
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( 45 ) Randonnée au sommet
Voyez-vous cela, enlever la croix du Mont-Royal. Au nom de quel raisonnement tordu? La religion de la laïcité est en train de nous faire vivre tout un chemin de croix. Ceux qui pensent tout savoir sur le Québec, devraient replonger dans leur histoire. Il faut dire que l’on a pas mal négligé l’enseignement de l’histoire dans la belle province, suite aux multiples réformes dans notre système scolaire; nous avons formé, sans nous en rendre compte, plusieurs ignares de l’histoire du Québec. Nos racines et nos origines devraient nourrir la fierté de notre peuple, susciter l’admiration et le respect de nos devanciers, stimuler enfin notre devenir collectif! Revenons à notre majestueuse croix. Érigée en 1924, cette croix commémore le geste de Paul Chomedey, sieur de Maisonneuve qui a planté une croix en bois à cet endroit en 1643 afin de remercier Dieu d’avoir épargné Ville-Marie des inondations.
Ce n’est pas l’Église qui a installé cette croix, c’est
Oui, je disais que j’ai découvert un jardin magnifique sur cette montagne. Émergeant de l’archipel de Montréal, ce petit sommet de
Depuis une décennie, la marche a pris du galon au Québec; elle a presque volé le pas au jogging. Un peu partout l’on a vu naître des clubs de randonnées pédestres de toutes sortes: randonnée sur mesure, randonnée nordique, randonnée d’observation d’oiseaux, etc. Le pèlerinage aussi est bien en vogue; nous n’avons qu’à penser au célèbre parcours de St-Jacques de Compostelle. La marche permet sans doute de prendre de l’exercice, de découvrir l’environnement qui nous entoure, mais aussi notre environnement intérieur. Dans l’immensité de la nature du Mont-Royal, le marcheur est invité, comme par osmose, à rentrer en lui, à faire le point, à redécouvrir sa place dans l’univers. Qui suis-je au milieu de cette création unique? La majestueuse croix, qui fait les manchettes par les temps qui courent, continuera-t-elle d’éclairer nos humbles pas vers d’autres rivages, ceux de l’avenir, ceux de notre devenir collectif? Dans la tourmente des accommodements raisonnables, il ne faudrait pas toutefois confondre rivages et mirages.
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( 44 ) L'étonnant Che Guevara
Vous allez me dire: « Êtes-vous sérieux?» Oui, très sérieux! Ces deux personnages évoquaient en moi un certain idéal, un désir de foncer dans l’aventure de la vie avec courage et audace. Le guérillero argentin Ernesto Che Guevara a été tué à l’âge de 39 ans à
La figure de Jésus de Nazareth a marqué aussi fortement ma jeunesse, non pas par ce que je suis né dans l’eau bénite comme la plupart d’entre nous, mais parce que j’ai rencontré des hommes et des femmes habités par Lui et qui ont changé radicalement ma vie. Le Che était un révolutionnaire comme Jésus, sauf que les moyens utilisés par réaliser sa mission n’étaient pas les mêmes. Tous deux rêvaient de libérer le peuple de la misère, des inégalités sociales, du joug de leurs tortionnaires. Ils sont morts tous les deux dans la trentaine, assassinés dans une intervalle historique de deux milles ans. Loin de moi de vouloir dresser ici un parallèle de leur vie, mais il serait intéressant de m’y attarder un jour.
La personnalité du Che fascine encore même si ce fut celle d’un homme tourmenté par la soif de la guérilla à tout prix. Il devint esclave des moyens les plus crapuleux qu’il avait lui-même mis en place pour faire la révolution à travers le monde. Faire la révolution pour la révolution était devenu son leitmotiv. C’était presque une seconde nature! Quarante ans plus tard, sa figure mythique inspire toujours des millions de personnes qui ont le goût de la liberté, de sortir de leur torpeur et de leur joug. Il y avait chez ce barbu coiffé de son légendaire béret, cette audace et cette passion qui savaient soulever un peuple! Mais les gestes dans le parcours du Che en disent plus long que les paroles et les discours enflammés qu’ils savaient prononcer avec éloquence. Des gestes que ses contemporains lui pardonneront difficilement, voire jamais.
Plus de 2000 personnes venant de par le monde assistent annuellement aux commémorations de l’anniversaire de la mort du guérillero dans les montagnes au sud-est de
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( 43 ) La confiance
Selon l’article du quotidien
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( 42 ) Heureux les Québécois ?
De tous les facteurs qui manquent à leur bonheur, les Québécois signalent celui du temps. C’est vrai, il faut du temps pour être heureux, pour organiser quelque peu des espaces de bonheur. Nous sommes dans le siècle du cyberespace, dans une société qui bouscule plus souvent qu’autrement nos manières de vivre et de faire: la garderie le matin, le boulot qui ne finit plus, les courses après le travail, les heures supplémentaires pour boucler le budget, les activités sportives des enfants, le coiffeur, la maintenance des deux voitures, l’entretien de la propriété et la promenade du chien. Ouf! En y pensant bien, que vaut la vie s’il ne reste plus de temps pour s’émouvoir, s’attendre, aimer? Au fait, n’est-ce pas le temps qui tisse les jours, fait et défait les projets, les aspirations, l’être humain?
D’après ce coup de sonde publié samedi dernier, les sources du bonheur des Québécois sont très classiques: la famille (33%), la santé (24%), l’amour (15%). N’est-ce pas là des ingrédients essentiels dans la fragile stabilité de nos vies? Cependant, le travail ne semble plus représenter une source de bonheur (1%). L’époque du workaholic serait-elle bien révolue dans l’esprit des gens? Certes l’argent ne nuit pas au bonheur et d’après les données du sondage, les moins scolarisés se montrent neuf fois plus mécontents (9% le sont) que les plus riches. Intéressant de constater que les Québécois sont plus heureux qu’on ne l’aurait pensé et que souvent nous laisse croire la presse à potins ou encore certains baratineurs de tribunes téléphoniques.
Jamais une époque n’a été aussi spectaculaire que la nôtre: l’espérance de vie ne cesse de battre des records, la médecine fait des miracles chaque jour, les progrès technologiques nous éblouissent, les pays n’ont plus de frontières, les distances n’ont plus d’importance, etc. Pourtant les râleurs du pessimisme ambiant font la une des manchettes journalistiques. Il semblerait que dans ce monde épris de morosité, il faut râler à gorge déployée pour être crédible. Plus tu critiques, plus tu es respecté dans certains milieux; plus tu parles d’harmonie et de succès, plus tu passes pour un rêveur, un utopiste. Sommes-nous en train de développer le culte du narcissisme à outrance, une sorte de contresens historique de notre vécu en société.
Certes, il y a des situations problématiques à résoudre, mais le son cloche de ce sondage nous indique que nous saisissons mal le cœur des gens; il est vrai qu’il n’est pas facile d’évaluer les états d’âme. Nous sous-estimons trop souvent la capacité des gens d’affronter la vie, de rebondir et de se construire une oasis où leurs valeurs fondamentales sont protégées et où elles peuvent s’exprimer minimalement. Une question essentielle doit être posée un jour ou l’autre dans le parcours de nos vies: Qu’est-ce qui me rend fondamentalement heureux?
Notre société de la superconsommation et de ses marchands d’illusion nous proposent des recettes de bonheur plus éblouissantes les unes que les autres. Pour ma part, je crois fermement au petit bonheur qui se tisse au fil des simples gestes du quotidien: un mot d’encouragement, un regard d’enfant qui nous décroche un sourire, une marche dans l’immensité de nos forêts, une main tendue à celui qui peine, une tape sur l’épaule. Le bonheur est une chose qui se vit au quotidien, qui se sent dès le lever du jour, et non qui se raisonne au bout de savantes réflexions. Ça se sent! «Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux?» chantait Ray Ventura. Un peu de temps!
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( 41 ) Rendre grâce
Rendons grâce au Dieu de la vie, peu importe ce qu’Il représente en ce moment dans nos pauvres vies de terrien. Nous sommes des fils et filles engagés dans cet univers en marche, des hommes et des femmes à la recherche de tendresse, de bonheur et d’humanité. La trame de nos vies ne trouvera de sens, de réponse satisfaisante sans passer par le creuset de notre âme. C’est au fond de soi, dans la complexité des enchevêtrements de nos états d’âmes, de nos leurres, de nos rêves et de nos espoirs, que nous pourrons être touchés un jour par ce faisceau lumineux capable d’irradier la morosité envahissante. Au cœur des vicissitudes de notre itinéraire terrestre, il y aura un jour ou l’autre l’ultime rencontre de la grâce, celle qui changera nos vies à tout jamais. En ce 8 octobre, vivons pleinement le moment présent dans la tradition du merci de cette fête; en fait rendons grâce!
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( 40 ) Un sacré bon prof !
En fait, qu’est-ce qui fait un bon prof? Sa formation? Ses connaissances? Ou ses capacités de communicateur? Les nombreuses études sur le sujet démontrent que même si la compétence de l’enseignant est importante, il s’avère que ses habiletés en matière de communication le soient tout autant. Le site américain www.ratemyteachers évalue les compétences des professeurs selon trois critères: la clarté de leurs explications, leur bonne humeur et la tolérance dont ils font preuve à l’égard de leurs élèves.
La revue L’Actualité signalait en mai 2007 que 90% des Québécois font confiance aux profs; de quoi réjouir la mine de notre corps enseignant! Imaginez, c’est plus que la police (84%) et les groupes écolos (77%). Le monde de l’éducation avec toutes ses règles, ses normes et ses réformes n’est pas une sinécure. Que deviendront les enfants de la réforme scolaire en cours? Enseigner du matin au soir, c’est tout un défi dans le contexte où l’on se demande encore comment remplir un bulletin! Nous aimerions bien avoir des règles universelles pour former un bon enseignant: il faut se le dire, l’éducation est multidimensionnelle. Je crois profondément qu’il y a au fond de soi des dispositions fondamentales; quelque chose comme la vocation. Ce n’est pas vrai que l’on apprend à enseigner et à gérer une classe sur les bancs de l’université.
Mike Baker, après avoir sillonné les écoles du Royaume-Uni, a tenté de répondre à la question du profil du bon enseignant. Il a dégagé quatorze qualités, évoquées par les élèves, qui distinguent les as de l’enseignement. Le bon enseignant: s’adresse à des élèves comme à des adultes; s’adresse à des élèves dans leur individualité plutôt que membre d’un groupe; fait preuve de fermeté; fait que les élèves veuillent travailler pour lui; ne craint pas de dévoiler sa personnalité; éprouve de l’enthousiasme pour son sujet; stimule les élèves à l’imiter; incite les élèves à découvrir des réponses; est énergique; fait preuve d’humour; possède de profondes connaissances; prend des risques; montre de la compassion et de la curiosité pour les élèves; aime les élèves. Tout un défi à relever!
Je me souviens de Marcel, un petit bout d’homme enjoué. Il m’enseignait l’histoire comme si c’était un jeu. Ce professeur était un passionné; impossible de fermer les yeux en classe, encore moins de chigner sur ses devoirs. Avec lui, on avait du cœur à l’ouvrage. Il prenait le temps de nous écouter, d’être attentif à nos questionnements et même de rire avec nous. Ce cher Marcel avait compris que l’élève passait avant la matière, le jeune avant le projet. C’était un vrai pédagogue et il aimait assez sa matière pour nous éblouir. Ce petit bout d’homme avait compris l’art de communiquer, d’être en relation avec ses élèves sans se renier par complaisance. Non, il était ferme dans l’enthousiasme et serein dans la turbulence estudiantine. Ce n’était pas notre chum, c’était Monsieur Marcel! Nous avions autant de respect pour lui qu’il en avait pour nous. Il avait su conquérir nos cœurs d’adolescents égarés comme ce John Keating (Robert William) dans l’extraordinaire film La Société des poètes disparus. Cet enseignant hors du commun, qui effarouchait la hiérarchie d’un collège traditionaliste, incitait passionnément les adolescents à trouver leur propre voie par le chemin le plus court. Aider à trouver sa voie, n’est-ce pas ce qu’un élève peut espérer d’un bon prof?
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( 39 ) Montréal... pas si mal !
4 octobre 2007 - Comment va Montréal?
Nous savons que le maire Gérald Tremblay a eu maille à partir avec les bonzes du monde culturel l’été dernier. On lui reprochait de ne pas en faire assez et de plier l’échine devant la tonitruante Toronto; menaces de déménager la tenue de festivals culturels lucratifs, abandons d’événements majeurs et tout le reste. Mais voilà que le bilan de santé de la métropole vient apporter un peu de baume à notre maire plutôt bon garçon.
Selon Katheleen Well, présidente et directrice générale de
Le rapport souligne que «Montréal est un milieu jugé sécuritaire; où les coûts en matière de logement et d’énergie, pour les ménages locataires aussi bien que propriétaires, sont plus avantageux que dans les autres grandes villes canadiennes.» Les crimes contre la propriété sont en baisse et Montréal compte parmi les régions métropolitaines les plus sécuritaires. Selon les données du rapport, le chômage vient de piquer du nez; il frôle la moyenne canadienne, du jamais vu depuis 20 ans. Toutefois, la pauvreté persiste. Il y a encore 23,7% des familles qui ont un faible revenu et le coût d’une saine alimentation croît plus rapidement que ne le fait le revenu. Les données signalent que les riches sont plus actifs physiquement que les pauvres (56%, contre 39%).
Le taux de scolarisation et d’obtention d’un diplôme augmentent, mais le défi majeur de la baisse des effectifs scolaires est entier, voire criant. Entre vous et moi, sans enfant, pas d’avenir pour Montréal, pas d’avenir pour le Québec tout court! Sur le plan environnemental Montréal est toujours vert, mais l’engagement environnemental des particuliers stagne tant sur le plan de la récupération que de la diminution de la consommation d’eau.
D’après ce rapport, le maire Tremblay et les Montréalais ont de quoi se réjouir un peu lorsqu’ils se comparent aux autres villes canadiennes. Montréal a encore du chemin à faire pour se hisser en tête du palmarès canadien. Tous ces indicateurs allument des feux rouges scintillant dans le ciel métropolitain. Dans la tourmente de la création du Grand Montréal en janvier 2002, nos élus savaient pertinemment les défis de taille d’intégration de ses 19 arrondissements. Après plus de 5 ans, nous sommes à même de nous demander si le grand conseil de ces ex-villes fusionnées ont réussi le pari de faire route ensemble.
Montréal ne pourra améliorer le sort de ceux qui sont les moins nantis, intégrer harmonieusement ses nouveaux arrivants, soutenir les initiatives environnementales, stimuler sa plate-forme culturelle et garder une économie vigoureuse sans un effort de tous les élus. C’est ensemble qu’on bâtît une ville! Heureusement que de nombreux organismes de bienfaisance comblent souvent l’inertie de nos bureaucrates, ramassent les pots cassés de nos mesures gouvernementales, accueillent les laissés-pour-compte avec compassion. Au-delà de ces nouvelles statistiques, il ne faut surtout pas oublier qu’une ville, c’est aussi une âme!
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( 38 ) Dans un spoutnik
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( 37 ) Nos aînés
Nous le savons tous, le Québec vieillit rapidement et il affiche une croissance des plus rapides dans le monde. La construction fulgurante des centres d’hébergement ainsi que les multiples services offerts à cette population en sont des indices éloquents. Les naissances ne suffisent plus à faire le plein et l’immigration vient combler timidement le renouvellement de la société. La journée internationale permet certes de réfléchir collectivement à la condition préoccupante des aînés, mais aussi de leur apport indéniable dans notre coin de pays. Depuis quelques années, les médias ont rapporté maintes situations aussi dramatiques les unes que les autres chez plusieurs bénéficiaires de centres hospitaliers et résidentiels. Il fallait réagir! En juin dernier, la ministre responsable des Aînés, Mme Marguerite Blais, annonçait une vaste consultation publique sur les conditions de vie des personnes aînées.
Il faut saluer vivement l’initiative de cette consultation publique qui sillonne présentement le Québec. Malheureusement, je le répète, il y a trop de commissions publiques en même temps. Par les temps qui courent, nous pouvons nous prononcer sur tout ou presque. Dans ce grand confessionnal à ciel ouvert, on ne sait plus où prendre parole, où prêter l’oreille. Il ne faudrait surtout pas que l’on tasse encore nos personnes aînées. Prendre soin de ses aînés est une question prioritaire dans ce Québec où semble pointer un certain mal de vivre chez nos devanciers. Le thème proposé par la commission itinérante m’apparaît viser juste: «Les conditions de vie des personnes aînées: un enjeu de société, une responsabilité qui nous interpelle tous.»
Les personnes aînées ne sont pas uniquement un marché économique à conquérir par la construction de résidences, par l’attrait de croisières et de réduction sur une panoplie de services de loisir. Elles sont avant tout des personnes entières, capables d’engagement au sein de la société, mais aussi vulnérables. Il y a une réflexion facile qui circule parfois dans le monde des affaires: «Le fric, ce sont les vieux qu’ils l’ont.». Certes, nos baby-boomers déjà retraités ont un bon magot, mais pas tous! Il est vrai que l’on retrouve des gens bien nantis, mais rappelons que 44 % des personnes aînés ont un revenu inférieur à 15 000$ et près de 80% ont un revenu de moins de 25 000$. À l’inverse, seulement 5% de ces personnes avaient un revenu de 50 000$ et plus. Les personnes aînées sont souvent la proie de vautours beaux parleurs à la recherche d’un butin plus facilement accessible.
Une tante de 85 ans, habitant dans un centre d’hébergement, me disait récemment: «C’est pas comme dans ma maison, mais je suis en sécurité ici, je mange bien et le personnel est bien gentil.» Pour les aînés vivant parfois dans des conditions précaires, la sécurité, la considération et la santé semblent primer sur bien des aspirations et petits plaisirs. Dans une époque glorifiant la jeunesse, la perspective du vieillissement rapide bouscule certains paradigmes acquis. J’ose espérer que les conclusions de la vaste consultation québécoise permettront d’accroître la compréhension, l’harmonie et l’entraide entre les générations; de reconnaître l’immense contribution des aînés à leur famille, à la société; de créer des conditions favorables où nos aînés pourront s’épanouir affectivement dans ce monde où tout évolue si rapidement. Une société qui n’a plus de reconnaissance et de soutien pour ses devanciers, prend un sacré coup de vieux!
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( 36 ) Plus riche qu'on le croit...
1er octobre 2007 - Çà y est! Nous l’avons la parité avec le dollar américain. Vendredi dernier, le dollar canadien a clôturé au-dessus de la parité avec le billet vert pour la première fois depuis novembre 1976. C’est grâce à la hausse des prix des matières premières ainsi qu’à la solide performance de l’économie canadienne et la faiblesse du dollar américain que notre huard ne cesse de se remplumer sur les marchés. Notre symbolique oiseau est devenu un refuge pour les investisseurs. J’ai déjà parlé de l’envolée de notre huard dans le blogue 20. Mais au fait, avec cette parité, sommes-nous plus riches?
Il est évident qu’avec un huard fort nous sommes plus riches. Nous valons plus sur les marchés mondiaux; notre capacité d’achat est plus grande et notre bas de laine est plus lourd grâce à cette vigueur nouvelle. Pour les grands consommateurs que nous sommes, ce n’est pas rien! Toutefois, le revers frappe assez fortement sur nos exportations, entre autre, aux États-Unis. C’est l’effet boomerang. Nos entreprises exportatrices de biens et services manufacturiers seront pas mal ébranlées et déjà des fermetures d’usines sont annoncées; enfin, certaines retombées font frémir nos petits travailleurs. L’économie des marchés et ses lois sont intraitables, voire insensibles aux réalités des petits travailleurs.
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